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TennisRafael Nadal bichonne ses trophées

L'Espagnol a ouvert un musée dans son académie. Il y protège son trésor de guerre.

par
Christian Despont
New York
Rafael Nadal à propos du trophée de l'US Open: «Il n'est pas très lourd. J'apprécie.»

Rafael Nadal à propos du trophée de l'US Open: «Il n'est pas très lourd. J'apprécie.»

AFP

A force de soulever des trophées, Rafael Nadal pourrait les identifier à l'aveugle. «Celui de l'US Open n'est pas très lourd. J'apprécie. Autre point positif: la copie que l'on ramène à la maison est rigoureusement identique à l'original. Les autres tournois du Grand Chelem offrent aussi des répliques, mais elles sont minuscules.»

Pour cette même raison, Roger Federer avait commandé une reproduction exacte du trophée des Mousquetaires, en 2009, auprès d'un artisan parisien. «Voilà des années que je trime pour gagner Roland-Garros. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour repartir avec une coupette», avait-il expliqué au lendemain de son sacre.

Rafael Nadal l'avoue avec la même candeur, il veille jalousement sur son trésor de guerre: «Mes trophées sont exposés au musée que nous avons créé dans mon académie, raconte-t-il fièrement. Nous avons maintenant beaucoup de jolies choses, des objets historiques, en provenance de différents sports. Je suis vraiment heureux que nous ayons conçu cet endroit. Et les bénéfices sont entièrement reversés à ma fondation.»

Coquetterie de l'ego? Conception matérialiste de la quête sportive? «Tout simplement un attachement aux symboles», s'était justifié Roger Federer. Aujourd'hui à Manacor, dix-sept trophées du Grand Chelem se poussent du coude sur la même étagère. Nadal dit qu'il reste de la place.

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