Rançongiciels: Washington mène la riposte internationale 
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Cybersécurité Rançongiciels: Washington mène la riposte internationale

Hôpitaux, entreprises ou administrations ont récemment été victimes de pirates informatiques dans de nombreux pays. Une trentaine de pays veulent organiser la défense.

Les attaques informatiques au rançongiciel inquiètent de nombreux pays. 

Les attaques informatiques au rançongiciel inquiètent de nombreux pays.

Getty Images/iStockphoto

«Israël connaît, pendant que nous parlons, une attaque au rançongiciel majeure contre l’un de ses grands hôpitaux», a déclaré mercredi, Yigal Unna, qui pilote les opérations de cybersécurité du gouvernement israélien lors d'une réunion virtuelle de deux jours organisée par le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche avec une trentaine de pays participants. De son côté, l’Allemagne a rappelé que cet été, pour la première fois, une collectivité locale du pays, le district d’Anhalt-Bitterfeld (est), avait déclaré un état de «cyber-catastrophe» après avoir été paralysée par une attaque de type «ransomware».

Problème mondial

Les États-Unis ont aussi été frappés, notamment au premier semestre 2021, par de nombreuses attaques au rançongiciel contre des entreprises. Ces attaques consistent à s’introduire dans les réseaux d’une entité pour crypter ses données, puis à réclamer une rançon, le plus souvent en bitcoins, en échange de la clé qui permet de les déchiffrer. «Nous avons parlé d’hôpitaux en Irlande, en République tchèque, et en Israël.

De perturbations graves de l’infrastructure maritime en Afrique du Sud, d’une augmentation de 70% d’une année sur l’autre (des attaques) en Corée du Sud, de 200% dans les Émirats arabes unis», a énuméré Anne Neuberger, responsable de la cybersécurité au sen de l’administration Biden. Participent aux discussions, entre autres: le Royaume-Uni, l’Australie, l’Inde, le Japon, la France, l’Allemagne, la Corée du Sud, l’Union européenne, Israël, le Kenya ou encore le Mexique…

Moscou pas invité

Les États-Unis n'ont toutefois pas convié la Russie, a fait savoir un haut responsable de la Maison-Blanche. Même si Moscou nie toute responsabilité, la plupart des attaques au rançongiciel récentes contre les États-Unis ont été imputées à des groupes de hackeurs russophones ou agissant depuis le territoire russe. Interrogé sur l’absence de la Russie, un haut responsable de la Maison-Blanche a indiqué: «Pour ce premier tour de discussions, nous n’avons pas invité les Russes pour un certain nombre de raisons.»

Appel de Biden à Poutine

Cette source a indiqué que Washington et Moscou avaient déjà établi un «canal de communication séparé» sur le sujet. En juillet, le président américain Joe Biden avait demandé à Vladimir Poutine d’agir. Un groupe d’experts américano-russe a été mis en place et a eu des «discussions franches», selon le haut responsable à la Maison-Blanche. «Nous avons vu que le gouvernement russe avait pris certaines actions et nous attendons de voir la suite», a dit la source, sans préciser quelles étaient ces actions.

Coopération internationale

«Aucun pays seul, aucun groupe isolé ne peut résoudre ce problème», a souligné le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan. «Nos gouvernements peuvent avoir des approches différentes en ce qui concerne les outils» à utiliser, a-t-il dit, mais ils ont «ceci en commun: nous avons conscience de l’urgence de la menace, du besoin de protéger nos citoyens et nos entreprises, et de l’importance de la coopération internationale pour y faire face.» Il a salué en particulier la participation active de l’Allemagne, de l’Australie, de l’Inde et du Royaume-Uni aux préparatifs de la réunion. Ces pays ont organisé les ateliers thématiques qui se succéderont mercredi et jeudi, autour de quatre thèmes: le renforcement de la résilience face à ces tentatives d’extorsion; le rôle des devises virtuelles pour blanchir les rançons; l’action policière et judiciaire; et enfin la diplomatie.

(AFP)

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