Voyage: Randonnée virtuelle à travers Angkor Wat
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VoyageRandonnée virtuelle à travers Angkor Wat

Se promener à travers le célèbre temple sans aller au Cambodge est à portée de clic: Google l'a numérisé dans le cadre de son projet d'hébergement des «trésors culturels du monde»

Partir à la découverte de ruines légendaires tout en restant dans son fauteuil, voilà ce que propose la firme américaine.

Partir à la découverte de ruines légendaires tout en restant dans son fauteuil, voilà ce que propose la firme américaine.

Présenté jeudi à Angkor Wat même, ce dernier projet de Google permet aux internautes de visiter le complexe du XIIe siècle, merveille de l'architecture khmère, dans le nord du Cambodge, depuis chez soi. Plus d'un million de photographies ont été assemblées, afin de créer 90'000 vues à 360° de ce complexe aux plus de cent temples. «L'ampleur de ce que nous avons à Angkor Wat est sans précédent», explique Manik Gupta, directeur de projet pour Google Maps.

En marchant à travers les ruines d'Angkor, des «randonneurs» de Google portant des caméras attachées à un sac à dos permettent de prendre en photo des zones inaccessibles aux traditionnelles «voitures Google». Pour ce nouveau projet, cinq Cambodgiens ont été chargés de randonner à travers les temples, jusqu'à huit heures par jour, pour enregistrer chaque recoin.

Nombreuses destructions

«S'il y a un pays où c'était bien nécessaire, c'est le Cambodge», explique Amit Sood, directeur de l'Institut culturel de Google, évoquant la destruction de nombreuses oeuvres d'art sous le régime des Khmers rouges dans les années 1970. Au total, 4,2 millions de touristes ont visité le Cambodge en 2013, en hausse de 17% par rapport à 2012, et la plupart se sont rendus à Angkor Wat.

Amit Sood balaye les craintes de ceux qui pensent que la numérisation risque de modifier en profondeur la façon de découvrir le monde: en restant confortablement dans son salon ou son bureau. «Tous les musées que nous avons numérisés connaissent une hausse (de fréquentation) sans précédent», assure-t-il, ne voyant dans son travail «aucun effet négatif».

(afp)

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