Guerre en Syrie: Rare apparition de Bachar al-Assad à Damas
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Guerre en SyrieRare apparition de Bachar al-Assad à Damas

Le président syrien a fait une apparition publique dans le centre de la capitale mercredi. Dans le même temps des rumeurs persistantes laisse penser que le médiateur de l'ONU va démissionner.

Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a fait mercredi une rare apparition publique dans le centre de Damas, en visitant une centrale électrique à l'occasion de la fête du Travail, selon la page Facebook de la présidence.

«Le président a visité mercredi la centrale électrique des Ommeyades dans le parc Techrine dans le centre de Damas. Il a profité de cette opportunité pour féliciter les ouvriers qui y travaillent et tous les travailleurs de Syrie à l'occasion de la fête du Travail», précise la page.

Baisse de la production électrique

Selon la chaîne officielle syrienne, il a affirmé: «Les terroristes, et ceux qui les soutiennent, cherchent à plonger le pays dans l'obscurité, tant sur les plans intellectuel que social, mais aussi au niveau des services, principalement l'électricité».

La production électrique a baissé de près de moitié depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011, en raison du manque de carburant pour alimenter les centrales électriques, dû à l'insécurité qui rend aléatoire le transport de gaz et de fioul, selon la presse officielle.

Hommage aux travailleurs

Sur une photo postée sur la page Facebook, on voit Bachar al-Assad s'adresser à des ouvriers dont certains portent un casque de chantier jaune.

«Les travailleurs de Syrie ont prouvé une nouvelle fois durant cette guerre contre leur pays qu'ils ne cesseront pas d'accomplir leur devoir national en dépit des attaques contre les infrastructures», a-t-il souligné.

Il a rendu hommage «aux efforts monumentaux des travailleurs, particulièrement dans les régions qui sont le théâtre d'incidents sécuritaires, pour rétablir le plus vite possible le courant, bien qu'ils soient la cible des terroristes».

La dernière apparition publique de Bachar al-Assad, engagé dans une guerre sanglante contre une rébellion armée, remonte au 20 mars lorsqu'il s'était rendu dans un centre de formation dédié aux Beaux-Arts dans le centre de Damas. (afp)

Lakhdar Brahimi sur le point de démissionner (

Le médiateur international Lakhdar Brahimi devrait démissionner prochainement de son poste d'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, ont indiqué mercredi des diplomates. Selon un diplomate d'un pays membre du Conseil de sécurité, M. Brahimi «a vraiment envie de démissionner et on s'efforce de le persuader de rester à son poste quelques jours de plus». «Il a dit à tout le monde qu'il voulait partir, il y a peu d'espoir qu'il reste», a indiqué par ailleurs à l'AFP un diplomate arabe. L'ancien ministre algérien des affaires étrangères, âgé de 79 ans, avait été nommé le 17 août 2012 pour succéder à Kofi Annan, lui-même démissionnaire. Des rumeurs sur le départ de M. Brahimi circulent depuis plusieurs semaines, alimentées par l'impasse dans le conflit et par des critiques émanant à la fois du pouvoir syrien et de l'opposition.

Le régime syrien a annoncé la semaine dernière qu'il allait cesser de coopérer avec M. Brahimi en sa qualité d'émissaire de la Ligue arabe, celle-ci ayant décidé fin mars de donner le siège de la Syrie à l'opposition.

Un mort et plusieurs blessés dans l'explosion de deux bombes à Damas

Au moins une personne a été tuée et plusieurs autres ont été blessées par deux charges explosives dans le centre de Damas, selon une ONG syrienne, au lendemain d'un attentat qui a fait 13 morts dans la capitale syrienne.

Une des deux bombes a explosé près d'un poste de police sur l'artère Khaled ben Al-Walid, tuant une personne, et l'autre sur la place Bab Moussala, dans le centre de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui s'appuie sur un réseau de militants et sources médicales. L'agence officielle syrienne Sana a pour sa part fait état de 15 blessés, affirmant que les deux charges explosives «ont été placées par des terroristes», terme par lequel le régime désigne les rebelles qui veulent le renverser.

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