Actualisé 26.11.2015 à 20:38

Vaud

Ras le bol de voir le train leur passer sous le nez

Le Lausanne-Echallens-Bercher oublie parfois certains passagers à une halte. La direction fait son mea culpa.

de
Caroline Gebhard

Voir passer le train sans pouvoir embarquer: l'exercice commence à agacer Aline, 28 ans. A plusieurs reprises, le Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) l'a laissée en rade à l'arrêt Le Lussex, à Jouxtens-Mézery (VD). Cette mère de famille avait pourtant pris toutes ses précautions en arrivant en avance et en actionnant le bouton pour demander l'arrêt du train, opération nécessaire pour cette halte intermédiaire.

Sa dernière mésaventure remonte à quelques jours. «On était quatre personnes et on a appuyé deux fois sur le bouton, tonne Aline. Lorsqu'on a téléphoné, on nous a répondu: C'est comme ça, on ne peut rien faire et il faut attendre le suivant.» Des explications qui l'énervent au plus haut point, ce d'autant qu'elle n'est pas la seule à se plaindre. «Je prends le LEB quatre fois par semaine et ça arrive régulièrement, confirme sa voisine. Si on est dans l'abri et donc pas visibles sur le quai, il ne s'arrête pas...»

Porte-parole du LEB, Valérie Maire assure que le convoi doit s'immobiliser dès lors que le bouton a été actionné. Elle ajoute que, «selon les prescriptions de l'Office fédéral des transports, le pilote doit s'arrêter s'il voit des clients qui manifestent sur le quai leur souhait de monter à bord. Ces retours nous sont précieux car ils nous permettent de faire des rappels aux pilotes et de les sensibiliser à bien effectuer ces stops.» A toutes fins utiles, les installations du Lussex seront aussi inspectées afin de voir si elles n'ont pas subi de dérangements.

Une page Facebook pour les mécontents

Aline n'est pas la seule à se plaindre des manquements de la compagnie ferroviaire vaudoise. Mardi, elle a créé une page Facebook qui regroupe les soucis auxquels les voyageurs sont confrontés au quotidien. En trois jours, 75 personnes ont déjà intégré le groupe. Retards, pannes, sécurité, enfants laissés en rade, lacunes dans l'information à la clientèle: tout y passe. «L'idée est de partager sa frustration, son impuissance et ses revendications dans le but de faire bouger les choses», précise Aline.

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