Rasmussen n'aurait pas dû prendre le départ du Tour
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Rasmussen n'aurait pas dû prendre le départ du Tour

Le cycliste danois Michael Rasmussen, exclu du Tour de France après avoir été accusé d'avoir menti sur ses lieux d'entraînement pour éviter des contrôles antidopage, n'aurait pas dû être autorisé à prendre le départ de la course, a conclu lundi une commission chargée d'enquêter par son équipe.

Le rapport d'enquête de 48 pages est également critique vis-à-vis de la Rabobank, qui aurait dû agir plus tôt, et attaque l'Union cycliste internationale (UCI), accusée de ne pas mettre en oeuvre professionnellement sa politique de lutte contre le dopage.

«En se basant sur les faits antérieurs au Tour, Rasmussen n'aurait pas dû être autorisé à prendre le départ du Tour», peut-on lire dans le rapport dirigé par l'ancien chef de la police d'Utrecht Peter Vogelzang.

Rasmussen a admis jeudi dernier avoir menti à l'UCI sur l'endroit où il se trouvait avant le Tour de France. Il a manqué des contrôles antidopage en mai et juin, affirmant qu'il se trouvait au Mexique. Mais il a avoué jeudi qu'il se trouvait en réalité en France et en Italie à l'époque.

Rasmussen avait avancé des «raisons maritales» pour justifier son mensonge.

Le rapport balaie son excuse et affirme que Rasmussen «a délibérément donné des informations incorrectes sur les lieux où il se trouvait à de multiples occasions» pour éviter les contrôles antidopage.

Rasmussen a porté le maillot jaune de leader pendant la plus grande partie du Tour avant d'être exclu par la Rabobank le 25 juillet après avoir remporté la 16e étape.

Le rapport critique son équipe et l'UCI pour leurs rôles dans le scandale qui a secoué le Tour.

«L'UCI doit atteindre une niveau plus élevé de professionnalisme en ce qui concerne la formulation, l'application et le contrôle de ses propres règles antidopage», ont estimé les rédacteurs du rapport.

Dans un communiqué, la Rabobank a admis que de «sérieuses erreurs de jugement avaient clairement été commises», principalement par son directeur général Theo de Rooij, qui a démissionné après le Tour.

Rasmussen a été limogé par la Rabobank et n'a pas signé pour une nouvelle formation depuis. (ap)

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