Cuba: Raul Castro accuse les Etats-Unis de «conspiration»
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CubaRaul Castro accuse les Etats-Unis de «conspiration»

Selon le président cubain, un Américain arrêté il y a deux semaines sur l'île distribuait à la dissidence des «moyens de communication sophistiqués».

«L'ennemi reste aussi actif qu'auparavant (...) Une illustration de cela est la détention il y a plusieurs jours d'un citoyen américain (...) qui se consacrait à l'approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la 'société civile' conspirant contre notre peuple», a déclaré Raul Castro devant l'Assemblée parlementaire.

Le terme de société civile est souvent employé pour désigner la dissidence à Cuba où presque tout est sous le contrôle de l'Etat communiste.

«D'où vient le financement de telles activités? Du budget fédéral qui cette année inclut une partie publique de 55 millions de dollars pour le soutien à une prétendue démocratie, à la défense des droits de l'Homme et à une agression radicale et télévisée contre Cuba», a ajouté Raul Castro dans la première déclaration publique de Cuba sur cette arrestation et en faisant référence aux médias anticastristes de Miami financés par Washington.

Embargo depuis 47 ans

Les autorités américaines ont déjà reconnu la détention d'un citoyen américain le 5 décembre et d'avoir demandé en vain jusqu'ici auprès des autorités cubaines un accès au détenu dont l'identité n'a pas été révélée.

L'homme, employé de la société américaine Development Alternatives, sous-traitant de USAID (l'agence américaine pour l'aide au développement), distribuait des téléphones ou ordinateurs portables au nom de l'administration Obama, selon le «New York Times».

Cette affaire intervient alors que Cuba réclame depuis des années la libération de cinq Cubains condamnés en 2001 à de lourdes peines de prison aux Etats-Unis pour espionnage contre les milieux anticastristes de Miami.

Cuba et les Etats-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1961 et les Américains maintiennent depuis 47 ans un embargo contre l'île communiste. L'arrivée à la Maison Blanche il y a un an de Barack Obama, qui avait promis une «nouvelle ère» dans les relations avec l'Amérique latine, avait cependant permis une baisse des tensions entre les deux pays.

(ats)

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