Sepideh Moafi ravie d’incarner un agente du FBI

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Sepideh MoafiRavie d’incarner une agente du FBI

À l’affiche de la série «Black Bird», l’actrice Sepideh Moafi, révélée dans «The L Word», change totalement de registre.

par
Henry Arnaud
Sepideh Moafi sera bientôt de retour dans la saison 3 de «L World: Generation Q».

Sepideh Moafi sera bientôt de retour dans la saison 3 de «L World: Generation Q».

imago images/ZUMA Wire

Depuis deux ans, Sepideh Moafi incarne Gigi dans «The L Word». En attendant de la retrouver dans la troisième saison de cette série LGBT cet hiver, on peut voir l’actrice américaine de 36 ans dans une série noire, Black Bird», sur Apple TV +.

«Black Bird» est basé sur une histoire vraie. Comment présenter la série?

J’incarne Lauren McCauley, une agente du FBI bosseuse, efficace et la seule femme dans un monde d’hommes. Elle est au cœur de cette histoire où un jeune détenu, condamné à 10 ans de prison, doit obtenir les confessions d’un meurtrier en série dans l’espoir d’une réduction de peine. Chaque agent du FBI gère entre cinq et vingt dossiers en même temps. C’est Lauren qui a l’idée d’en connecter deux pour aider à faire condamner le tueur.

Qu’avez-vous découvert durant ce tournage?

Cela ne fait que cinq décennies que les femmes ont le droit d’être agent du FBI. C’était donc un plaisir d’incarner cette personne qui doit travailler cent fois plus dur que ses collègues masculins pour se faire respecter.

Quels ont été les challenges du tournage?

Nous avons tourné à La Nouvelle-Orléans en pleine saison des ouragans, ce qui est un vrai challenge en soi car on était tributaire de la météo. Nous avons même été évacués hors de la ville à cause de l’ouragan Ida.

Est-ce complexe de se plonger mentalement dans une histoire de meurtres?

Bien sûr, mais c’est l’aspect technique qui a été complexe car nous tournions sans suivre l’ordre de l’intrigue. En fonction des décors ou des plans en extérieur, il nous arrivait de tourner le même jour des scènes du premier épisode puis du 5e et ensuite du 3e… alors que l’histoire se déroule sur une période de dix ans. Il fallait donc rapidement se remettre dans la peau du personnage à un moment différent de l’enquête.

Comment avez-vous surmonté les moments dramatiques de la série?

L’un de mes partenaires, Greg Kinnear, est un comique dans l’âme et il sait faire une plaisanterie entre deux séquences dépressives. Cela ne se voit pas à l’écran, mais on a donc souvent rigolé ensemble. C’est indispensable d’avoir de l’humour quand on se plonge dans une histoire de meurtres en série. Il faut rire pour ne pas pleurer.

Vos fans attendent avec impatience la troisième saison de «L Word: Génération Q». Est-ce pour bientôt?

Absolument. Il y aura beaucoup de révélations dans les nouveaux épisodes. J’aime entrer dans la tête de Gigi car elle est tellement sûre d’elle dans sa façon de vivre. Elle refuse de s’excuser pour ce qu’elle est. J’aimerais être davantage comme Gigi dans ma vie privée. C’est un exemple pour tant de filles.

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