Réactions de tous bords
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Réactions de tous bords

Les réactions suite à l'élection d'Eveline Widmer-Schlumpf et l'éviction de Christophe Blocher du Conseil fédéral ne se sont pas faites attendre. Christophe Blocher entend quant à lui garder le silence jusqu'à jeudi.

Oskar Freysiger (UDC)

L'UDC Oskar Freysinger n'a plus aucun espoir de voir Christoph Blocher demeurer au Conseil fédéral.

«Nous sommes désormais dans l'opposition, quoi que décide Eveline Widmer- Schlumpf». Pour le conseiller national valaisan, «c'est la fin de la concordance».

Selon M. Freysinger, si Mme Widmer-Schlumpf accepte son élection, elle ne représentera par l'UDC au Conseil fédéral. Si elle y renonce, ce sera Urs Schwaller ou un autre PDC qui entrera au gouvernement. «De toute façon, nous n'avons aucune chance de renverser la vapeur», a-t-il concédé mercredi midi au micro de la Radio Suisse romande.

A la télévision alémanique, le président de l'UDC Ueli Maurer a dit avoir eu une discussion «confidentielle» avec Eveline Widmer- Schlumpf. Il n'a pas voulu en dire le contenu.

Hans-Jürg Fehr (Président du PS)

Le président du PS ne craint pas un passage de l'UDC dans l'opposition. Quand un parti a deux conseillers fédéraux, il n'est pas dans l'opposition, a déclaré mercredi le conseiller national schaffhousois.

«Je n'ai pas du tout peur d'une UDC dans l'opposition», a dit M. Fehr sur les ondes de la radio alémanique DRS. Le processus démocratique sera différent, mais l'UDC pourra lancer des initiatives lorsqu'elle sera mise en minorité.

Selon le président du PS, ce qui s'est passé mercredi est «bon pour la Suisse». Christoph Blocher défend une politique asociale, veut démonter la politique sociale, et hostile aux étrangers, a critiqué M. Fehr.

L'UDC n'a de toute façon pas été écartée du pouvoir. C'est simplement la personne de Christoph Blocher qui a été exclue et remplacée par une autre personne de son parti. Ce n'est pas la première fois qu'un candidat non officiel d'un parti a été élu, a-t- il rappelé à l'ATS. L'Assemblée fédérale est libre d'élire qui elle veut.

Ruth Genner (Présidente des Verts)

Pour la présidente des Verts Ruth Genner aussi, une nette majorité a donné un signal clair de défiance à l'égard de Christoph Blocher. La Zurichoise s'est dite confiante que la conseillère d'Etat Eveline Widmer-Schlumpf accepterait son élection.

Elle vient de la section grisonne de l'UDC, toujours mise sous pression par le parti suisse, a relevé Mme Genner. En outre, elle ne sera pas la seule UDC au gouvernement puisque Samuel Schmid a déjà prêté serment.

Ueli Maurer (Président UDC)

Ueli Maurer: «Pour le moment je suis le chef de l'opposition»

L'UDC pourrait représenter Christoph Blocher à l'élection au Conseil fédéral. «Ce n'est pas un problème», a dit le président du parti Ueli Maurer. «Mais pour le moment je suis le chef de l'opposition», a-t-il déclaré mercredi après-midi devant la presse avec un large sourire.

Le conseiller national (UDC/ZH) ne pense pas que la non-élection de M. Blocher aboutira à une scission de son parti. «Mais certaines personnes vont partir. Nous sommes l'UDC et non une oeuvre de bienfaisance. Si nous sommes dans l'opposition et qu'ils ne suivent pas la ligne, ils n'ont rien à faire dans le parti,» a-t-il averti.

Christophe Blocher ne se prononce pas avant jeudi.

Christoph Blocher ne s'exprimera pas avant jeudi sur sa non-réélection au Conseil fédéral, a dit à l'ATS son porte- parole Livio Zanolari. Et de répéter que M. Blocher sera à nouveau candidat si Eveline Widmer-Schlumpf renonce à son élection.

L'autre conseiller fédéral UDC réélu Samuel Schmid n'a également pas fait de déclaration. Au terme de la réunion du groupe UDC qui s'est tenue lors de l'interruption de séance, Christoph Blocher est apparu le visage fermé, a constaté une journaliste de l'ATS. (ats)

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