Immigration de masse: «Réapprendre la langue des électeurs»
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Immigration de masse«Réapprendre la langue des électeurs»

A l'issue de l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse, le président de Novartis exhorte les milieux économiques à réapprendre à parler la langue des électeurs.

Jörg Reinhardt, président de Novartis, lors d'une assemblée générale, le 25 février dernier.

Jörg Reinhardt, président de Novartis, lors d'une assemblée générale, le 25 février dernier.

L'Allemand Jörg Reinhardt, réélu mardi lors de l'assemblée générale du géant bâlois Novartis, estime qu'aucune conséquence majeure ne devrait se faire sentir à court terme. «Reste à savoir quelles seront les retombées à plus long terme et dans quelle mesure les accords bilatéraux conclus avec l'Union Européenne (UE) en seront affectés, déclare Jörg Reinhardt dans les colonnes du «Matin Dimanche». Il prévoit d'exprimer ses préoccupations directement auprès du Conseil fédéral.

Problème de crédibilité

Si M. Reinhardt admet que l'économie a un problème de crédibilité et de confiance, il soutient que la fédération des entreprises suisses Economiesuisse «est parfaitement apte à nous représenter. «Nous devons trouver un message qui saura parler au «peuple», revenir sur nos fondamentaux et reprendre contact avec la réalité», dit-t-il.

4500 postes en Inde

Sur l'accord de libre-échange avec l'Inde, Jörg Reinhardt se dit «pas mécontent de voir que les négociations ont été interrompues», après le rejet l'an dernier par la Cour suprême indienne d'une demande de brevet pour la nouvelle version du Glivec. Il espère repartir sur «de bonnes bases avec le nouveau gouvernement indien». Le nouveau site de la multinationale à Hyderabad pourra accueillir 4500 collaborateurs, précise-t-il, et non 8000 postes comme spéculé.

Concernant les spéculations sur la cession des 33% du capital de Roche en possession de Novartis, Jörg Reinhardt estime que les actions sont «entre de bonnes mains». Il n'a pas encore rencontré le futur président de Roche, Christoph Franz, ni André Hoffmann, mais souligne que «chacune des deux parties fait un pas vers l'autre», sans renoncer à l'indépendance.

Pertes sur les chiffres d'affaires

Revenant sur la rentabilité de Novartis, le président pointe les problèmes de qualité aux États-Unis et au Canada et la chute des ventes du Diovan, médicament contre l'hypertension dont le brevet a expiré outre-Atlantique fin 2012. Les pertes sur le chiffre d'affaires liées à la réforme de la santé par l'administration Obama pourraient atteindre plus de 100 millions de dollars (121 millions de francs) à moyen et long terme, avance-t-il. (ats)

GastroSuisse craint une mort lente avec des salaires plus élévés

Le président de GastroSuisse Klaus Künzli craint une mort lente de l'hôtellerie, si un revenu de 4000 francs par mois était imposé au secteur, comme l'exige l'initiative syndicale sur le salaire minimum.

Les plus petites entreprises auraient le plus de mal à l'appliquer, selon lui.

«Une très grande partie de la restauration rencontre déjà de grosses difficultés aujourd'hui», explique M. Künzli dans une interview diffusée dimanche par le «SonntagsBlick». Un «oui» à l'initiative conduirait à encore plus de chômage, estime-t-il.

Les restaurants et bars devront répercuter les coûts dus aux salaires plus élevés sur les prix, ce qui pourrait tenir à l'écart les clients, affirme M. Künzli. Rationaliser ou sous-traiter est à peine possible dans l'hôtellerie, selon lui.

Le président de GastroSuisse a soutenu la nouvelle convention collective (CCT). Elle est bonne, sinon les syndicats ne l'auraient pas signée, dit-il.

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