Tchétchénie: Rebelles et militaires tués dans une attaque
Actualisé

TchétchénieRebelles et militaires tués dans une attaque

Six rebelles islamistes et six militaires russes ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une attaque sur une base de la Garde nationale en Tchétchénie, instable république russe du Caucase. L'action a été revendiquée par le groupe EI.

Un groupe de six hommes armés ont attaqué vendredi vers 02H30 (jeudi 23H30 GMT) une base des militaires de la Garde nationale, déployés dans la zone de Naourski, dans le nord de la Tchétchénie, a précisé le Comité antiterroriste russe. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique.

Les assaillants ont profité du fort brouillard pour tenter de pénétrer sur la base mais ont été repérés par les militaires qui ont ouvert le feu, précise de son côté la Garde nationale.

«Six assaillant ont été éliminés et six militaires ont été tués. Il y a des blessés», a indiqué la Garde dans un communiqué.

Les incidents armés et les attaques visant les autorités et les forces de l'ordre sont devenues de plus en plus rares en Tchétchénie, mais restent assez fréquentes au Daghestan, petite république voisine du Caucase russe.

Trois rebelles et deux policiers avaient déjà été tués en Tchétchénie fin janvier lors d'une attaque à Chali, une ville de 50.000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, Grozny.

En décembre 2014, de violents combats entre rebelles tchétchènes et forces de l'ordre dans le centre de Grozny avaient fait au moins 24 morts, dont 14 membres des forces de sécurité.

Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s'est progressivement islamisée et a débordé les frontières de cette république du Caucase pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

Fin juin 2015, la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI), dont elle reste une source importante de combattants rejoignant les jihadistes en Syrie et en Irak. (afp)

Ton opinion