Rebondissements dans l'affaire Blocher
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Rebondissements dans l'affaire Blocher

BERNE – Menaces de mort, protection policière et révélations, l'affaire Blocher fait figure de feuilleton télé.

Lucrezia Meier-Schatz, la présidente de la sous-commission qui a rédigé le rapport sur l'affaire Blocher-Roschacher, est sous protection policière. «Elle a été plusieurs fois menacée de mort», a précisé le secrétaire général du PDC, Reto Nause. Pour lui, ces menaces sont en relation avec les propos du conseiller national Christoph Mörgeli, qui ont fait de la présidente «une femme à abattre». Si l'on ajoute à cela les révélations du Matin Dimanche allant dans le sens de l'hypothèse d'un complot, nous ne sommes pas loin des scénarios de série policière tant prisés du public. Pourtant, ces divers rebondissements interpellent les citoyens. Ce que la radicale Elisabeth Kopp, qui vient au secours de Christoph Blocher, ne manque pas de souligner: «Il est regrettable que les conseillers fédéraux se livrent à de telles confrontations en public. Beaucoup de gens en sont dégoûtés.» Délicat de qualifier ainsi l'état d'âme des Suisse. Ils se sont toutefois exprimés par le biais d'un sondage; 42,5% jugent que le ministre de la Justice doit rester en place. A l'inverse, 25,5% des sondés estiment qu'il doit quitter le Conseil fédéral. Toutefois, si l'enquête établit que Christoph Blocher a bel et bien participé à un complot, 60,3% des sondés exigent sa démission. Les documents originaux du banquier Oskar Holenweger, dont Christoph Mörgeli affirme être en possession, sauront-ils éviter cette démission à Christoph Blocher? La suite nous le dira.

(Anne Waelti/ats)

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