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Zurich«Recherche des politiciens ad interim!»

Les députés du Grand Conseil zurichois ont dit oui à la mise en oeuvre d’un système permettant à des élus empêchés de siéger d’être représentés.

par
jbm
La salle du Grand conseil du canton de Zurich.

La salle du Grand conseil du canton de Zurich.

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Malade, en formation à l’étranger ou en congé maternité. Toutes ces raisons font que des élus sont empêchés de participer aux délibérations. Des personnes siégeant à la ville de Zurich ont demandé au canton s’il était possible d’avoir des suppléants pour de tels cas.

Le débat a été nourri au Grand Conseil rapporte le «Tages Anzeiger». Celui qui siège en tant que suppléant pour une courte période n’est peut-être pas assez informé sur les dossiers à suivre a argumenté une élue. Et vice versa: si de plus en plus de députés démissionnent prématurément parce qu'ils sont temporairement engagés ailleurs, beaucoup de savoir-faire sera perdu.

Un autre point de vue montre qu’un tel système de suppléance offrirait même la possibilité de recruter les futurs membres du Conseil. Des femmes, en particulier, seraient plus enclines à franchir le pas et à s'engager plus avant dans une telle fonction.

Une solution serait qu’un membre absent pendant une période longue puisse transférer son vote aux réunions du Conseil à un autre membre de son choix.

Déjà en vigueur ailleurs

Le canton de Zurich ne va pas réinventer la roue. De tels élus existent déjà dans les cantons du Jura, de Neuchâtel, de Genève, du Valais et des Grisons. Dans le canton d'Argovie, une réglementation similaire est en cours d'élaboration. La grande question, cependant, est de savoir qui peut être nommé suppléant.

Si les députés cantonaux zurichois ont dit oui à ce principe de députés ad interim pour la ville de Zurich, c’est maintenant au Conseil d’Etat de finaliser le projet. Mais pas sûr qu’au vote final, la majorité des 180 élus cantonaux donne son approbation.

Démissions nombreuses

A la ville de Zurich, sur les 125 élus siégeant depuis 2018, trente ont démissionné. Souvent, pour des raisons justifiées par une charge trop élevée de famille et de travail, mais aussi à cause de la maladie.

Au canton, depuis les élections de mars 2019, il y a eu 20 démissions parmi les 180 élus. De ce total, sept ont été nommés au Conseil national.

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