Caslano (TI): Recherché, il vit paisiblement en Suisse
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Caslano (TI)Recherché, il vit paisiblement en Suisse

Un résident tessinois est recherché par les autorités argentines. Mais il vit comme un habitant tout à fait normal. «20 minuti» l'a rencontré.

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atk
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M.R. est recherché par les autorités argentines, mais il vit paisiblement à Caslano au bord du lac de Lugano.

M.R. est recherché par les autorités argentines, mais il vit paisiblement à Caslano au bord du lac de Lugano.

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A Caslano, sur les bords du Lac de Lugano, vit un homme différent des autres. Ce quinquagénaire qui roule en scooter et fait des grillades dans le jardin en invitant des amis se trouve sous mandat d'arrêt international. La semaine dernière une équipe de magistrats argentins, pays d'origine de M.R., s'est rendue à Berne au Ministère public de la confédération (MPC) pour demander son arrestation. L'homme est accusé d'avoir organisé le recyclage de 33 millions de dollars. D'après les journaux argentins, l'argent provenait de l'entourage de l'ex-président Nestor Kirchner aujourd'hui décédé et sa veuve Cristina Kirchner, cheffe de l'Etat argentin jusqu'en décembre dernier.

Il se dit innocent

M.R. a accepté de rencontrer tio.ch/20minuti pour raconter sa version des faits. «Dès que j'ai appris l'existence du mandat d'arrêt je me suis rendu au Ministère public», a expliqué l'Argentin. «Cet argent avait une origine licite, il s'agit d'accusations sans fondement.»

Il est notamment reproché à cet avocat de formation, mais qui travaille comme consultant financier, d'avoir géré la société tessinoise Helvetic Service Group, dont le propriétaire serait un entrepreneur ami de Kirchner, arrêté en avril pour évasion fiscale. Une accusation que balaie M.R. «Non seulement ce n'est pas vrai, mais en plus je n'ai jamais connu ni rencontré cet homme».

Concernant cette affaire, le quinquagénaire a une idée bien précise de ce qui se trame. «La vérité c'est que je suis devenu une cible politique en Argentine dans une guerre entre partis.» Mais pas question pour lui de se rendre de son propre chef dans son pays natal. «Je travaille ici, j'ai une vie sociale. Je ne fais de mal à personne et je suis à disposition du Ministère public. Je n'ai rien à craindre.»

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