France: Recours contre la fermeture de Fessenheim
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FranceRecours contre la fermeture de Fessenheim

L'ancienne ministre de l'Energie Ségolène Royal avait émis un décret actant la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne.

Des militants de Greenpeace avait fait une action pour dénoncer la vétusté du site de Fessenheim.

Des militants de Greenpeace avait fait une action pour dénoncer la vétusté du site de Fessenheim.

AFP

La fédération FO Energie et Mines et la CFE Energies ont annoncé mercredi avoir déposé un recours devant le Conseil d'Etat français contre le décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) pris en avril par Ségolène Royal.

Ce recours en annulation «traduit notre détermination face au gouvernement à défendre EDF contre tous ceux qui ne rêvent que de l'affaiblir», a indiqué FO dans un communiqué. La CFE Energies souligne de son côté l'«excès de pouvoir», a précisé son secrétaire général, William Viry-Allemoz.

Syndicats unanimes

Ce décret actant le principe de fermeture de la doyenne des centrales nucléaires avait été publié le 9 avril, trois jours après un conseil d'administration d'EDF qui avait donné, de justesse, son accord pour qu'une demande d'abrogation d'exploiter la centrale soit transmise à l'Etat. Mais cette demande ne sera faite que «dans les six mois précédant» la mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), prévue à l'horizon 2019, avait alors précisé l'électricien.

Pour FO, qui avait annoncé le jour même qu'il l'attaquerait en justice, ce décret est «manifestement illégal car il n'a pas été pris sur la demande de l'exploitant EDF comme l'exige pourtant la loi de transition énergétique». Les syndicats d'EDF, unanimement opposés à la fermeture de Fessenheim, avaient dénoncé à propos de ce texte une opération de communication, préjudiciable aux 2000 emplois directs et indirects liés à la centrale alsacienne.

Il s'agit d'un «excès de pouvoir pour non-respect du cadre juridique de la demande d'abrogation», renchérit la CFE Energies. Elle demande au nouveau gouvernement de «retirer» ce décret et l'appelle à «faire preuve de pragmatisme» dans le dossier Fessenheim. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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