10.10.2020 à 04:18

CoronavirusAppel de la task force Covid-19 à réduire les contaminations

Afin d’éviter de nouvelles restrictions en Suisse, la task force érige la stabilisation et la réduction du nombre de cas en «priorité absolue».

La task force Covid-19 de la Confédération s’attend à une hausse des morts du SARS-CoV-2 ces prochains jours en Suisse (archives).

La task force Covid-19 de la Confédération s’attend à une hausse des morts du SARS-CoV-2 ces prochains jours en Suisse (archives).

KEYSTONE

Après la forte hausse des contaminations au coronavirus détectées ces derniers jours en Suisse, la task force Covid-19 du Conseil fédéral lance un appel à contenir l’épidémie. «Si la tendance se poursuit, la barre des 2000 cas quotidiens sera franchie en octobre», prévient le groupe de travail dans une analyse diffusée vendredi sur son site internet. «Plus le nombre de cas est élevé, plus il devient difficile et coûteux de garder le contrôle» de l’épidémie, rappelle la task force.

L’interruption des chaînes de transmission par la recherche des contacts et les quarantaines fonctionne de moins en moins avec un nombre élevé de nouvelles infections, ajoute-t-il. De moins 20 personnes testées positives au SARS-CoV-2 au début juin, la Suisse est passée à plus de 700 cas quotidiens au début octobre et à près de 1500 vendredi, constate la task force. Alors que le doublement des infections avait lieu en moyenne toutes les trois ou quatre semaines, il se produit actuellement plus rapidement.

Le groupe de travail s’inquiète également du fait que trop peu de tests de dépistage sont effectués. «Trop d’infections restent non détectées», écrit-il, ce qui affaiblit la stratégie des autorités, visant à utiliser les tests pour rechercher les contacts et ordonner des quarantaines afin d’interrompre les chaînes de transmission.

Réduire les cas, «une priorité absolue»

Les hospitalisations et les décès ont quant à eux été multipliés par dix depuis juin, souligne l’analyse. L’une des raisons est que ce sont surtout les jeunes, dont le risque d’hospitalisation est beaucoup plus faible, qui ont été infectés ces derniers mois. Les contaminations ont toutefois augmenté ces derniers temps dans les groupes à risque, même de «manière significative» dans les tranches d’âge supérieures. Les experts s’attendent donc à une hausse des hospitalisations et des décès ces prochains temps.

Afin d’éviter de nouvelles restrictions, le groupe de travail appelle à une stabilisation et une réduction du nombre de cas, «une priorité absolue». «Le nombre de cas doit se situer à un niveau tel que le dépistage et la recherche des contacts par les cantons soient possibles, même sur plusieurs mois».

Les experts préconisent une application rigoureuse des mesures déjà prises. Dans les régions, où le nombre de cas de Covid-19 est élevé ou en hausse, ils prônent la réduction du nombre de participants à des rassemblements, mais aussi aux manifestations privées et aux réunions de travail. Ils proposent également la systématisation du port du masque sanitaire dans les lieux fermés.

«Moment critique»

«Je suis inquiet, nous sommes à un moment critique et il est important d’agir rapidement et correctement», a déclaré le président de la task force samedi sur les ondes de la radio alémanique SRF.

Martin Ackermann rappelle que la stratégie de la Suisse est basée sur la recherche des contacts des personnes infectées et l’interruption des chaînes de transmission. Pour l’expert en microbiologie de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), les mesures ne fonctionnent que si nous les appliquons correctement.

(ATS/NXP)

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228 commentaires
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Yaka Faire

12.10.2020 à 00:09

Fermer les frontières !!!

Dundee

11.10.2020 à 09:10

Maintenant que ce virus ne fait quasiment plus de morts et que la courbe des hospitalisations monte légèrement, on pratique des tests PCR à outrance pour effrayer la population autrement. C'est totalement inutile sachant qu'on pousse volontairement le test à 40-45 séquences, alors que 25 sont suffisantes( l'Allemagne le fait) et il y aurait 10 fois moins de cas positifs. Les médecins sont les premiers au courant ,alors pourquoi ils ne le dénoncent pas... Tout ça est délibéré pour maintenir l'angoisse et des mesures barrières totalement disproportionnées. Arrêtons ce cirque ...

Mort de rire

10.10.2020 à 08:32

une pandéquoi une épidémiqui ? Si c'est comme en valais un parti politique organise une sauterie, au moins 60 personnes agglutinée dans 25 m2 et après tournée des bistrots de St-Gingolph.