Actualisé 24.02.2016 à 14:23

Union européenneRéférendum en Hongrie sur les quotas de migrants

Pour le Premier ministre Viktor Orban, l'imposition de ces quotas ne peut que bouleverser les équilibres de l'Europe.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban n'a pas précisé à quelle date le référendum serait organisé.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban n'a pas précisé à quelle date le référendum serait organisé.

photo: Keystone

Le gouvernement hongrois a décidé d'organiser un référendum sur les quotas imposés par l'Union européenne de migrants à accueillir par les Etats membres, a annoncé mercredi le Premier ministre Viktor Orban. Il n'a pas précisé à quelle date ce référendum serait organisé.

Pour le chef du gouvernement hongrois, l'imposition de ces quotas ne peut que bouleverser les équilibres ethniques, culturels et religieux de l'Europe.

«Le gouvernement, aujourd'hui, ne fait que répondre au sentiment de la population», a déclaré Viktor Orban lors d'une conférence de presse. «Nous pensons qu'introduire des quotas d'installation de migrants sans l'aval du peuple est tout simplement un abus de pouvoir».

A Bruxelles, une source européenne a annoncé que l'Union européenne et la Turquie se retrouveront le lundi 7 mars pour un sommet extraordinaire consacré à la crise des migrants. Ce sommet prendra la forme d'un «déjeuner de travail», a précisé cette source.

Pressions sur la Turquie

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait annoncé la semaine dernière une réunion extraordinaire avec la Turquie début mars, sans en préciser le jour. Il avait réitéré l'importance d'une action commune avec Ankara pour endiguer la plus grave crise migratoire dans l'histoire de l'UE.

En octobre, l'UE et la Turquie ont signé un plan d'action de lutte contre les passeurs et de gestion des réfugiés sur le sol turc, afin d'endiguer les flux en direction de la Grèce. En échange, Ankara bénéficiait d'un programme de trois milliards d'euros et d'une redynamisation du processus d'adhésion à l'Union européenne.

Mais la pression sur la Turquie ne faiblit pas. Les dirigeants des 28 s'inquiètent de voir des milliers de migrants traverser chaque jour la mer Egée, plus de 100'000 depuis le début de l'année. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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