Actualisé 13.07.2012 à 12:25

ThaïlandeRéférendum sur une révision de la constitution

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a rejeté vendredi plusieurs recours contre un projet gouvernemental controversé de révision de la loi fondamentale.

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a rejeté vendredi plusieurs recours contre un projet gouvernemental.

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a rejeté vendredi plusieurs recours contre un projet gouvernemental.

Elle a dans le même temps jugé nécessaire la convocation d'un référendum sur le sujet. Les magistrats de la cour, protégés par des centaines de policiers de crainte de débordements, ont estimé que les amendements proposés par le gouvernement de Yingluck Shinawatra ne menaçaient pas le rôle de la monarchie, contrairement à l'argument avancé par le Parti démocrate, proche des élites de Bangkok.

La cheffe du gouvernement présente le projet de révision, qui prévoit la formation d'une assemblée constituante, comme une «loi de réconciliation» destinée à effacer ceRéférendum sur une révision de la constitutionrtains aspects jugés non démocratiques de la constitution de 2007.

Crainte d'une manœuvre

Les opposants, regroupés sous la bannière des «chemises jaunes», redoutent que ce projet de révision de la constitution, adoptée en 2007 sous un gouvernement mis en place par les militaires, soit destiné à faciliter le retour de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la soeur dirige le gouvernement.

, milliardaire renversé par un coup d'Etat en 2006, a fui en août 2008, peu avant sa condamnation à deux ans de prison pour abus de pouvoir. Réfugié à Dubaï, il nie toute malversation. Il reste, depuis son exil, le personnage-clé de la politique nationale. Un rejet par la cour du projet de révision aurait pu conduire à la dissolution du parti au pouvoir (Puea Thai, Pour les Thaïs) et à des troubles, les partisans de Thaksin, les «chemises rouges», ayant averti qu'ils se mobiliseraient contre une telle perspective.

Les «chemises rouges» ont paralysé le centre de Bangkok en avril et mai 2010 avant d'être réprimés par l'armée au cours d'affrontements qui ont fait 91 morts. Le gouvernement thaïlandais est dirigé depuis août 2011 par Yingluck Shinawatra à la suite des élections législatives du 3 juillet qui ont scellé la victoire de son parti Puea Thai. (ats)

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