Regain de violence à Mogadiscio malgré la loi martiale
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Regain de violence à Mogadiscio malgré la loi martiale

Trois personnes ont été tuées à Mogadiscio dans la nuit de dimanche à lundi lors d'échanges de tirs entre hommes armés et forces somaliennes et éthiopiennes.

Cet incident illustre le regain de violence dans la ville malgré l'instauration de la loi martiale.

Les affrontements ont été qualifiés par des habitants de la capitale somalienne comme étant «les plus violents» depuis que les troupes gouvernementales et l'armée éthiopienne ont chassé les forces des islamistes de la ville, le 28 décembre.

Dans le sud

Selon des témoins cités par l'AFP, les tirs ont débuté dans le sud de la ville, bastion des islamistes jusqu'à leur défaite, par une embuscade tendue à un véhicule de patrouille de la police.

«Un explosif a été lancé en direction du véhicule de patrouille, il y a beaucoup de pertes, mais je ne sais pas combien», a affirmé un habitant du quartier. Des tirs ont ensuite duré pendant une demi- heure, avant que des troupes gouvernementales renforcées par des chars éthiopiens encerclent la zone, selon les mêmes sources.

Selon des témoins, au moins trois personnes ont perdu la vie. Parmi les victimes figure un policier.

Loi martiale

Dimanche, le gouvernement avait affiché sa volonté de restaurer la sécurité à Mogadiscio, au lendemain de l'approbation de l'état d'urgence et de la loi martiale par le Parlement dans le pays pour trois mois.

Selon le gouvernement, qui a fait du désarmement de la capitale une priorité pour la stabilisation du pays en guerre civile depuis 1991, environ 3000 combattants islamistes sont restés dans la ville après la fuite des dirigeants des tribunaux islamiques.

Après leur déroute face à l'armée éthiopienne, les chefs islamistes ont promis de mener des actions de guérilla contre les forces gouvernementales et l'armée éthiopienne.

(ats)

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