Règlementer l'aide au suicide
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Règlementer l'aide au suicide

IL s'agit d'instaurer un système de surveillance efficcace des organisations qui aident des personnes à mettre fin à leur vie.

Aide au suicide: plus de surveillance des organisations

Les organisations d'aide au suicide doivent être surveillées. Le Conseil des Etats a chargé le gouvernement, contre son gré, de créer une base légale dans ce sens. Il a adopté par 17 voix contre 9 une motion de Hansruedi Stadler (PDC/UR).

Selon le site d'Edicom, la question ne portait pas sur la légalité ou non de l'euthanasie, mais sur le rôle des organisations d'aide au suicide telles que Dignitas ou Exit. Contrairement aux pays voisins, leur activité est autorisée en Suisse, dès lors qu'aucun motif égoïste les pousse à accompagner leurs clients vers la mort. Ainsi confrontée au tourisme de la mort - près de deux tiers des clients de ces organisations sont étrangers -, la Suisse se doit d'éviter tout abus et d'assurer la plus grande transparence.

L'Etat se doit de protéger les personnes qui envisagent le suicide assisté, à plus forte raison qu'elles sont en général gravement malades et donc particulièrement vulnérables, a expliqué M. Stadler. A l'instar du ministre de la justice Christoph Blocher, une minorité du Conseil des Etats jugeait au contraire que le Code pénal permet déjà aujourd'hui à l'Etat d'intervenir.

Une législation spéciale aurait inévitablement pour conséquence une co-responsabilité de l'Etat vis-à-vis de ces organisations, a ajouté Christoph Blocher. Le Conseil national doit encore se prononcer.

SDA-ATS

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