Fusion RSR-TSR: Regroupements thématiques et réductions de postes
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Fusion RSR-TSRRegroupements thématiques et réductions de postes

La fusion de la RSR et la TSR signifiera «des regroupements thématiques» entre les sites de Lausanne et Genève.

Elle impliquera «des réductions de postes», a déclaré Gérard Tschopp, directeur de la RSR interrogé jeudi par l'ATS.

En 2010, la Radio suisse romande (RSR) disparaît dans une nouvelle entité dont nous ne savons ni le nom ni le logo. Les marques (Première, Espace 2, etc) vont rester et la qualité des programmes ne va «en tout cas pas diminuer», a expliqué Gérard Tschopp.

Le directeur de la RSR a précisé que le projet convergence devait déboucher sur «des regroupements thématiques dont nous ne savons pas l'ampleur». Mais «c'est ça l'objectif» sur lequel il faut travailler.

Interrogé sur les exemples donnés par Armin Walpen sur les ondes de la RSR, Gérard Tschopp a affirmé qu'ils sont dus «au hasard. Il n'y a pas de plan secret», a assuré le patron de la Radio suisse romande.

Armin Walpen, directeur SRG SSR Idée suisse, a illustré les regroupements thématiques en imaginant l'information et la culture à Lausanne et la jeunesse et le sport à Genève.

Interrogé sur les conséquences pour le personnel, Gérard Tschopp a clairement indiqué que la fusion se traduirait par des réductions de postes. Les coupes devraient toucher en premier le domaine de la logistique «où les économies peuvent être les plus rapides».

«Le coeur de la RSR est à Lausanne»

Le gouvernement vaudois a répété jeudi son attachement au modèle qui a permis le développement de deux entités fortes au sein de la RTSR. Ce dernier a permis de mettre à la disposition de l'ensemble des Romands une radio et une télévision dans lesquelles ils se reconnaissent bien, parce qu'elles garantissent l'équilibre entre les régions. Le Conseil d'Etat vaudois se dit encore convaincu que le coeur de la RSR est à Lausanne et celui de la TSR à Genève, a communiqué jeudi la chancellerie vaudoise. Soutenu par la population et les autorités vaudoises, le gouvernement réaffirme son opposition à tout modèle dont la mise en oeuvre aboutirait à démembrer ce qui constitue le coeur de chacun des deux médias considérés.

Pour sa part, le Syndicat suisse des mass media (SSM) souligne que «la convergence ne fait pas rêver». Le SSM y voit «une fusion dont les conséquences seront lourdes pour le personnel et l'entreprise, et dont l'efficacité économique est douteuse». Le syndicat est même inquiet pour la pluralité de l'information: il doute «de la possibilité de survie d'une information plurielle, respectueuse des spécificités locales et de chaque média, garante du fédéralisme, si le projet romand de fusion des productions radio-TV voit effectivement le jour dès janvier 2010».

(ats)

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