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LiberiaRejet du recours contre le premier tour

La Commission électorale nationale du Liberia a rejeté vendredi le recours contre les résultats du premier tour de la présidentielle.

L'ancien footballeur George Weah est arrivé en tête au premier tour.

L'ancien footballeur George Weah est arrivé en tête au premier tour.

Keystone

La Commission électorale nationale (NEC) du Liberia a rejeté vendredi en appel le recours contre les résultats du premier tour de la présidentielle. Le sénateur et ex-star du football George Weah et le vice-président Joseph Boakai étaient arrivés en tête.

Avant même cette décision, les candidats déboutés, qui contestent l'impartialité de la NEC, avaient annoncé leur intention de saisir la Cour suprême.

Le second tour, prévu le 7 novembre, a été reporté sine die par la Cour suprême, qui a enjoint la NEC d'examiner d'abord le recours du candidat arrivé en troisième position au premier tour le 10 octobre, avec 9,6% des voix, Charles Brumskine, auquel s'est joint M. Boakai.

Pas de preuve «irréfutable»

Les observateurs internationaux ont jugé le déroulement du vote largement crédible, malgré des problèmes d'organisation et de longs retards relevés dans ce scrutin pour désigner le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d'un Etat africain.

La plus haute instance de la NEC a confirmé vendredi la décision de rejet annoncée lundi. Le conseil de la Commission électorale a jugé que les plaignants n'avaient pas apporté la «preuve irréfutable» que le vote avait été entaché de fraudes, faisant état d'erreurs matérielles sans conséquence sur le résultat final et corrigées par la suite.

Des témoignages cités par les plaignants faisaient état de l'absence de numéros de série sur les bulletins de vote ou de la non-communication aux partis politiques des listes électorales. Mais les éléments présentés par la NEC «prouvent le contraire», a indiqué la Commission.

Transition pacifique menacée

L'imbroglio juridico-électoral fait peser des incertitudes sur la première transition démocratique depuis trois générations dans ce petit pays, l'un des plus pauvres au monde, ravagé de 1989 à 2003 par l'une des plus atroces guerres civiles du continent, qui a fait quelque 250'000 morts.

Les candidats déboutés ont sept jours pour saisir la Cour suprême de la décision de la NEC, qui disposera ensuite d'une semaine pour transmettre le dossier à la Cour, devant elle-même statuer dans un délai de sept jours.

Si la Cour fait droit au recours, la NEC devra organiser une nouvelle élection dans un délai de 60 jours. A contrario, si elle le rejette, un second tour devra se tenir, nécessairement un mardi, selon la Constitution.

Or, le mandat présidentiel débute le troisième lundi ouvré de l'année suivant l'élection, ce qui laisse peu de temps pour tenir les délais constitutionnels, quelle que soit la décision de la Cour suprême. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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