Actualisé 19.03.2013 à 14:50

Boudry (NE)Relation complexe entre la directrice et le requérant

Le demandeur d'asile camerounais nie toute relation intime avec la responsable du centre de Perreux. Mais la rumeur ne s'est pas dissipée pour autant.

von
Abdoulaye Penda Ndiaye
Le scandale sexuel du centre de requérants de Perreux, à Boudry (NE), n'a pas encore dévoilé tous ses secrets.

Le scandale sexuel du centre de requérants de Perreux, à Boudry (NE), n'a pas encore dévoilé tous ses secrets.

«Ce qui se dit est différent de la réalité. C'est du grand n'importe quoi.» D'un ton sec, le requérant camerounais que ses pairs décrivent comme l'amant de la directrice du ­centre de Perreux (NE) nie tout en bloc. La concernée, le ministère public, le Service des migrations et le ­Département de l'économie s'emmurent dans le silence.

Le scandale sexuel n'a pas encore livré tous ses secrets. Cinq agents de sécurité et deux fonctionnaires ont été suspendus. Visée par une enquête pénale et administrative, la responsable de l'établissement doit son maintien à son poste à l'estime et à la confiance du conseiller d'Etat Thierry Grosjean. Secrétaire général adjoint du Service de l'économie, Mathieu Erb évoque «une décision politique assumée, que la justice va arbitrer». Pourtant, la relation entre la quinquagénaire et C., un trente­naire camerounais désormais basé à Couvet, laisse place à toutes les supputations.

TV et chambre en solo

Garde du corps de la directrice ou proximité plus intime? Le vent de la rumeur a commencé à souffler au centre de Fontainemelon, où ils se sont connus, avant de gagner Perreux. «Quand il y a eu des bruits comme quoi C. avait une autre amante à Zurich, il a eu moins de privilèges, comme la TV dans sa chambre», persifle un Arabe. «Honnêtement, je ne les ai pas vus dans une situation compromettante», réagit un Gambien. Selon nos renseignements, la directrice a vainement tenté d'user de sa position pour trouver du travail à son protégé, l'été dernier.

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