CGN: Remise à flot de la CGN
Actualisé

CGNRemise à flot de la CGN

Feu vert pour la CGN: les députés vaudois ont accepté à l'unanimité un crédit de 16,6 millions de francs pour rénover deux bateaux et le chantier naval.

L'Etat de Vaud va participer à la nouvelle structure juridique.

L'Etat de Vaud va participer à la nouvelle structure juridique.

Après deux ans de négociations et de tractations, «je ne vais pas bouder ma satisfaction», a déclaré mardi le socialiste Laurent Ballif, auteur de la motion à l'époque. Tous les partenaires ont été associés pour parvenir aujourd'hui «à un très beau résultat», a-t-il ajouté en jugeant la solution «parfaitement équilibrée».

L'Etat de Vaud participera à la nouvelle organisation de la CGN

Le premier décret porte sur un crédit d'investissement de 16,6 millions de francs. Il financera les travaux de rénovation du bateau historique «Vevey», du «Ville de Genève» et l'assainissement du chantier naval à Ouchy de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN).

Le deuxième texte adopté porte sur la nouvelle structure juridique de la compagnie et sur la participation de l'Etat au plan d'assainissement. La CGN est réorganisée sur le type d'une holding, avec une société mère qui détiendra le capital-action de deux sociétés filles à créer.

Une flotte fabuleuse

La CGN exploitation possédera la flotte non-historique et les autres actifs de l'actuelle CGN, à l'exclusion de la flotte Belle- Epoque (8 bateaux). Quant à la CGN Belle-Epoque, elle détiendra «la fabuleuse flotte historique», selon le mot du conseiller d'Etat François Marthaler.

«Le parlement a fait son boulot», a affirmé le socialiste Stéphane Montangero, en critiquant la lenteur initiale du Conseil d'Etat sur ce dossier. Il a rappelé trois vœux émis: que les négociations aboutissent avec la France pour une augmentation de sa participation, qu'il y ait une minorité de blocage pour les actionnaires historiques et que la rénovation du bateau «Italie» soit lancée.

Situation stabilisée

Pour la CGN, «la situation est ainsi stabilisée, mais la question n'est pas réglée à long terme», a relevé la Verte Alessandra Silauri. Tout en soutenant le projet, le radical Frédéric Borloz s'est fait l'écho de critiques émises contre la lourdeur de la structure en holding.

«Nous n'allons pas construire une usine à gaz», l'a rassuré François Marthaler. Le ministre, très optimiste, a dit avoir bien entendu les vœux formulés et a renvoyé à l'Assemblée générale de la CGN du 24 juin prochain.

En 2009, un audit avait mis en évidence la nécessité d'assainir la CGN. L'examen préconisait également de réorganiser l'entreprise qui a deux tâches très différentes: le transport public des passagers et l'entretien du patrimoine. La solution visant à scinder la société en deux entités indépendante avait été clairement rejetée.

(ats)

Ton opinion