Actualisé 05.12.2007 à 14:56

Renault à son tour sur le grill

Renault va devoir s'expliquer jeudi auprès de la Fédération internationale au sujet de l'affaire d'espionnage présumé sur McLaren.

Cette audition pourrait décider du retour ou non de Fernando Alonso dans l'écurie française.

Vendredi, Lewis Hamilton, partenaire d'Alonso chez McLaren en 2007, saura pour sa part si ses chances de titre mondial en 2008 seront amputées avant même le début de la prochaine saison de Formule 1, en mars en Australie. Renault et McLaren, elle-même déjà condamnée pour une autre affaire d'espionnage aux dépens de Ferrari, seront au coeur des attentions du Conseil mondial de l'automobile réuni à Monaco.

Renault est accusée d'avoir eu entre les mains de septembre 2006 à octobre 2007 des données en provenance de McLaren. L'écurie assure que ses monoplaces ne contiennent aucun élément apporté par Phil Mackereth, ancien employé de McLaren et désormais suspendu par Renault. McLaren soutient au contraire que Renault, avec laquelle Alonso a été champion du monde en 2005 et 2006 avant de rejoindre l'écurie britannique, a tiré un avantage déloyal de ces informations.

D'après une note divulguée à des journalistes en novembre, les informations en possession de Renault sont constituées de 780 croquis "exposant l'ensemble du prototype technique des McLaren 2006 et 2007". Ce document affirme en outre que jusqu'à 18 salariés de Renault, dont sept responsables de l'ingénierie et chefs de département, ont débattu des informations en provenance de McLaren.

Le Conseil mondial de l'automobile devrait prendre sa décision jeudi avant de se pencher à nouveau sur le cas McLaren. Après la sanction prononcée en septembre, la FIA avait prévenu qu'elle examinerait les futures monoplaces de l'écurie britannique pour garantir l'absence de tout élément en provenance de Ferrari. (si)

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