Accord de compétitivité: Renault menace de fermer deux sites en France

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Accord de compétitivitéRenault menace de fermer deux sites en France

Renault, victime de la crise automobile européenne, a menacé mardi de fermer deux sites en France si aucun accord de compétitivité n'était trouvé avec les organisations syndicales.

«La direction nous a prévenus: si vous ne signez pas, il se pourrait que deux sites ferment», a indiqué Laurent Smolnik, délégué central du syndicat FO, selon qui la direction n'a pas précisé quels sites pourraient être touchés. Ce qu'ont confirmé des délégués de deux autres syndicats.

La direction avait déjà affirmé que cet accord devrait comprendre la suppression nette de 7500 emplois d'ici fin 2016, soit plus de 15% des effectifs du constructeur en France, via essentiellement des départs naturels non renouvelés.

Elle a ajouté mardi que les sites français de Renault se verraient affecter des volumes supplémentaires de production en provenance des partenaires du groupe si l'accord comprenait aussi un gel des salaires pour 2013.

80'000 voitures de plus

La signature d'un accord de compétitivité, voulue courant février par la direction, «permettra à nos sites français d'être suffisamment compétitifs pour attirer des volumes venant de nos partenaires, à hauteur de 80'000 véhicules supplémentaires par an», assure Gérard Leclercq, directeur des opérations France cité dans un communiqué.

«80'000 véhicules à l'année, cela peut assurer seulement la production d'un établissement pendant six mois», a relativisé M. Smolnik, ajoutant que la direction n'avait pas précisé quel partenaire (Nissan, Daimler) pourrait utiliser des sites français pour sa production.

«Jusqu'à présent, entre les contreparties demandées aux salariés et les contreparties avancées par la direction, je ne m'y retrouve pas», a-t-il ajouté.

Le sujet est des plus sensibles pour l'Etat, actionnaire de Renault à 15%, qui a mis en avant jusqu'ici l'absence de projet de fermeture de site chez Renault à la différence de l'autre constructeur français PSA qui a annoncé l'an dernier un vaste plan social, prévoyant 8000 suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois, au nord de Paris. (afp)

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