Actualisé 13.02.2009 à 20:44

Relations russo-américaines

Rencontre Clinton/Lavrov début mars à Genève

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, devrait rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov début mars à Genève, a annoncé vendredi Javier Solana.

Les relations entre les deux pays se sont légèrement détendues depuis l'investiture de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

«Le 6 mars, la secrétaire d'Etat rencontrera les Russes à Genève», a déclaré vendredi à Washington le chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE) à un groupe de journalistes. La veille, Hillary Clinton doit participer à une réunion ministérielle de l'OTAN à Bruxelles.

«M. Lavrov et la secrétaire d'Etat devraient se rencontrer aux alentours de cette date à Genève», a-t-il ajouté. M. Solana s'est entretenu jeudi et vendredi avec plusieurs responsables américains, dont Hillary Clinton.

Pas immédiatement confirmé

Le département d'Etat n'a pas immédiatement confirmé. «Il est certain que la secrétaire d'Etat veut rencontrer son homologue russe, et nous sommes en train de chercher le moyen et le lieu pour cela», a déclaré à la presse un porte-parole du ministère américain des affaires étrangères, Gordon Duguid.

«Nous n'avons rien de définitif à l'heure actuelle, bien que ce dont le Haut représentant a parlé est une possibilité», a-t-il ajouté. Les Etats-Unis annoncent généralement les voyages de leurs dirigeants au dernier moment, pour des raisons de sécurité.

Interrogé sur les sujets de conversation vraisemblables entre Mme Clinton et M. Lavrov, M. Duguid a assuré qu'il s'agirait d'un «large éventail de sujets».

«Nous allons parler de divers problèmes mondiaux qui ne seront peut-être pas limités à ce sur quoi les Etats-Unis et la Russie travaillaient auparavant, mais plutôt élargis au changement climatique et à d'autres problèmes de cette nature», a-t-il ajouté.

Bouclier antimissile

Interrogé sur le bouclier antimissile, qui a empoisonné les relations entre l'administration précédente et Moscou, le porte- parole a rappelé les propos du vice-président Joe Biden le week-end dernier à Munich. Le n°2 américain a laissé entendre qu'une approche diplomatique pourrait éliminer la menace posée par l'Iran et rendre le système inutile.

«Nous continuons à travailler sur le bouclier antimissile», a-t- il déclaré. «Mais il est évident que nous prenons en compte une série de facteurs: l'un est de savoir si le système fonctionne, un autre est combien ça coûte, un autre est la nature de la menace».

Le projet de bouclier prévoit un puissant radar sur le sol tchèque couplé à dix intercepteurs en Pologne, afin de contrer d'éventuels tirs de missiles de longue portée venant de pays tels que l'Iran.

La Russie, qui considère l'installation de ce bouclier en Europe comme une menace pour sa sécurité, avait annoncé en novembre qu'elle déploierait des missiles à Kaliningrad, une enclave russe entourée de pays de l'UE.

Réchauffement

Mais les relations se sont réchauffées depuis. Le président russe Dmitri Medvedev a ainsi indiqué jeudi que la Russie voulait des relations «de qualité» avec l'OTAN.

De son côté, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé un certain dégel des relations russo-américaines depuis l'investiture de Barack Obama à la présidence des Etats- Unis.

(ats)

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