Chine: Renforcement de la sécurité à la frontière tibétaine

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ChineRenforcement de la sécurité à la frontière tibétaine

Pékin a renforcé les forces de sécurité qui gardent les frontières du Tibet.

La Chine a pris cette mesure à la veille du 50e anniversaire de la fuite du dalaï-lama, rapporte lundi l'agence officielle Chine nouvelle citant un haut responsable chinois.

Fu Hongyu, du ministère de la Sûreté publique, a expliqué que ce dispositif additionnel «protégera pleinement la stabilité de la région frontalière du Tibet».

«Afin d'assurer la protection de la stabilité au Tibet, nous avons déployé des troupes pour renforcer les contrôles à la frontière (sud) du Tibet aux points de passage et sur des secteurs et des routes clefs», précise Fu, commissaire du Parti communiste au sein du département de contrôle des frontières du ministère.

Cette frontière court à travers l'Himalaya et sépare le territoire de l'Inde, du Népal et du Bhoutan.

Engins explosifs

Lundi matin, des engins explosifs artisanaux ont endommagé deux véhicules de gardes forestiers dans une zone de la province de Qinghai peuplée en majorité de Tibétains, a rapporté le service en anglais de Chine nouvelle.

Peu auparavant avait eu lieu devant un commissariat une manifestation de soutien à un chauffeur d'une exploitation forestière interpellé par la police, ajoute l'agence qui cite un responsable local.

L'annonce du déploiement de renforts intervient alors que les Tibétains en exil s'apprêtent à commémorer le 50e anniversaire du soulèvement de 1959, maté par les forces chinoises, et de la fuite en exil du dalaï-lama.

Il y a juste un an, des manifestations contre le régime chinois dans Lhassa, la capitale régionale du Tibet, avaient dégénéré en émeutes. La communauté Han, majoritaire en Chine, et les Hui, musulmans, avaient été pris pour cible. Il y avait eu officiellement 19 morts.

Craintes de nouvelles violences

Dans un entretien publié vendredi par le journal allemand «Frankfurter Rundschau», le dalaï-lama a affirmé que les tensions étaient fortes au Tibet. Le chef spirituel a dit craindre une nouvelle «explosion de violence».

Le pouvoir chinois, qui accuse la «clique» du dalaï-lama d'avoir fomenté les troubles de l'année dernière, a appelé ce week-end les pays étrangers à ne pas permettre au dalaï-lama d'utiliser leur territoire pour mener ce que Pékin qualifie d'activités séparatistes en vue d'obtenir l'indépendance du Tibet.

Selon l'organisation Amnesty International, les violations des droits de l'homme demeurent courantes dans la province himalayenne. (ats)

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