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Fusillade de NewtownRentrée des classes dans une nouvelle école

Les enfants dont l'école primaire avait été la cible d'une fusillade sanglante à Newtown recommenceront l'école jeudi. Mais dans un autre bâtiment.

Les élèves de l'école primaire de Newtown feront jeudi leur rentrée dans un nouvel établissement où leurs anciennes classes ont été recréées à l'identique, vingt jours après le massacre qui a rendu tragiquement célèbre cette petite ville du Connecticut (nord-est des Etats-Unis).

L'école primaire de Sandy Hook où 20 enfants de six et sept ans sont morts avec six membres de l'encadrement, tués à l'arme semi-automatique par un jeune de 20 ans, est restée fermée depuis le 14 décembre.

Un collège qui avait été fermé en 2010, celui de Chalk Hill, les accueillera à Monroe, à une dizaine de kilomètres de là. Les bureaux des enfants, les posters aux murs, les cahiers et jusqu'aux crayons, tout a été transporté à Monroe, pour que les élèves retrouvent un univers familier. Le collège a été repeint, le wifi installé, selon la chaîne de télévision ABC.

L'ancienne directrice de Sandy Hook, Donna Page, qui avait pris sa retraite en 2010, assure l'intérim, après le décès de la directrice Dawn Hochsprung, tuée dans la tragédie.

Recréer une routine

«Soyez assurés que les villes de Monroe et Newtown travaillent nuit et jour pour faire en sorte que l'établissement soit sûr et pleinement opérationnel pour notre retour», a écrit Mme Page aux parents sur le site de l'école.

«Nous comprenons que de nombreux parents auront peut-être besoin d'être prêts de leurs enfants pour leurs premiers jours d'école et vous serez les bienvenus», a-t-elle ajouté.

Mais elle les a cependant encouragés à recréer pour leurs enfants «une routine familière», en laissant notamment leurs enfants prendre le bus scolaire.

Traumatisme tenace

Une journée portes ouvertes a été organisée mercredi pour permettre aux élèves et parents qui ne l'auraient pas déjà fait de se familiariser avec la nouvelle école.

La ville de Newtown reste profondément traumatisée par le massacre qui a suscité un débat national sur les armes à feu.

«C'était le pire jour de ma présidence et je ne veux pas que cela se reproduise», a déclaré la semaine dernière le président Barack Obama, qui a promis de jeter 'tout son poids» politique dans le dossier.

M. Obama a chargé son vice-président Joe Biden de présenter des recommandations d'ici fin janvier. (ats/afp)

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