Rentrée: les profs stressent
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Rentrée: les profs stressent

L'angoisse du premier jour: les nouveaux profs, tout frais sortis de la Haute école pédagogique, la connaissent aussi.

«Je frôle l'allergie! Au moment d'accueillir mes élèves, il va falloir que j'assure», expliquait hier, un brin angoissée, Samantha Kiesnast, 26 ans, qui enseigne depuis aujourd'hui au Collège de la place d'Armes, à Yverdon-les-Bains. La hantise de tomber sur une classe «difficile» n'existe-t-elle pas? «Oui, mais mes collègues m'ont assuré que ce n'était pas le cas!»

Et la HEP n'abandonne pas ses étudiants une fois leur cursus accompli. Durant trois ans, elle leur offre, depuis 2005, un suivi après l'obtention de leur diplôme. Les jeunes enseignants peuvent partager tous les quinze jours leurs expériences et bénéficier de conseils.

«L'objectif est qu'ils prennent de la distance par rapport à leurs éventuelles difficultés, explique Cyril Petitpierre, directeur de l'enseignement. La première expérience professionnelle est cruciale. Si un nouvel enseignant rencontre des problèmes, il faut qu'il en parle très vite pour trouver des solutions.

«Un de mes profs nous a proposé, si nous rencontrons des problèmes, de nous aider en regardant des vidéos montrant des maîtres débordés. Il nous expliquera ensuite comment faire face à ces cas concrets», explique Daniela Steiner, 27 ans, qui enseigne depuis aujourd'hui à Grandson.

«Ce n'est, de toute manière, jamais gagné d'avance. A chaque rentrée, même pour les profs les plus expérimentés, le trac existe», conclut Cyril Petitpierre.

Cédric Alber

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