OMS- Maladies négligées: Renvoi des négociations
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OMS- Maladies négligéesRenvoi des négociations

Les discussions sur le lancement de négociations pour une nouvelle convention sur la recherche et le financement des maladies négligées ont été renvoyées mercredi à un comité de rédaction.

Les pays membres de l'OMS sont réunis depuis lundi à Genève.

Les pays membres de l'OMS sont réunis depuis lundi à Genève.

Le comité de rédaction pour devra trouver un compromis entre quatre résolutions sur la table. Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), réunis depuis lundi à Genève, ont été saisis à l'origine de deux projets de résolution. L'un, présenté par le Kenya, propose d'élaborer une convention sur la RD en faveur des maladies négligées. L'autre, présenté par la Suisse, estime que davantage de temps et de plus amples débats sont nécessaires.

Deux autres textes se sont ajoutés depuis lundi sur ce sujet. Le délégué suisse a proposé mercredi matin qu'un groupe de rédaction s'efforce de rapprocher les quatre textes pour trouver un consensus, une proposition qui a été acceptée par l'assemblée. L'Inde présidera les travaux.

Tactique dilatoire

Le comité de rédaction doit se réunir pour une première séance mercredi soir. Médecins sans frontières (MSF) avait critiqué lundi la Suisse pour sa «tactique dilatoire» destinée à «retarder les négociations».

Dans un rapport publié en avril, le groupe de travail consultatif d'experts sur le financement et la coordination de la recherche- développement (CEWG) a proposé que les Etats membres de l'OMS «entament un processus menant à la négociation d'un accord juridiquement contraignant».

La convention devrait établir des priorités dans la recherche, assurer un financement adéquat et établir de nouvelles normes. Selon le groupe d'experts, trois milliards de dollars sont déboursés chaque année dans le monde pour la recherche en faveur des maladies négligées.

Un milliard de malades

Il faudrait le double, soit six milliards par an, pour répondre aux besoins. Près d'un milliard de personnes souffrent des maladies dites négligées dans le monde (tuberculose, leishmaniose, maladie de Chagas), délaissées par les groupes pharmaceutiques parce que non rentables.

Les signataires de la convention s'engageraient à financer la recherche pour des vaccins et des médicaments en faveur de ces maladies à hauteur de 0,01% de leur PNB. De nouvelles sources de financement, comme une partie d'une taxe sur les transactions financières, pourraient être envisagées.

(ats)

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