Genève: Réorganisée, la police est plus souvent dans la rue
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GenèveRéorganisée, la police est plus souvent dans la rue

Une nouvelle répartition des tâches administratives a permis aux gendarmes genevois de passer 1600 heures de plus sur le terrain en un an. Un syndicat doute de l'efficacité du système.

Déléguer la paperasse pour permettre aux agents de police secours de retourner le plus rapidement possible sur le terrain: c'est le credo choisi par les forces de l'ordre genevoises pour renforcer leur présence dans la rue. En un an, cette nouvelle politique a permis d'augmenter les heures de patrouille de 14%, soit 1600 heures, selon les données fournies par la police à la «Tribune de Genève».

En février 2013, le Groupe de suivi judiciaire (GSJ) centralisé a été créé pour prendre en charge une grande partie des travaux administratifs liés à toute réquisition policière. Avec cette répartition des tâches, un agent ne consacre qu'une heure de travail de bureau après une intervention, avant de repartir en patrouille. Un temps largement réduit par rapport à ce qui prévalait avant la mise en place du GSJ, selon le quotidien.

Pour le syndicat UPCP, pourtant, la nouvelle organisation n'est pas satisfaisante. «Il est faux de dire que les heures de patrouille de police secours ont augmenté de 14%, car ce sont les agents du même service qui s'occupent du suivi judiciaire», dénonce son président, Christian Antonietti, dans les colonnes de la «Tribune». Pour lui, «ce ne sont plus deux, mais trois ou quatre personnes qui gèrent globalement une arrestation».

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