Nicaragua - Répression électorale: L’UE sanctionne la femme et le fils du président Ortega 
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NicaraguaRépression électorale: L’UE sanctionne la femme et le fils du président Ortega

À l’approche des élections présidentielles, sept candidats potentiels d’opposition ont été arrêtés par le régime de Daniel Ortega.

Le Président Daniela Ortega est au pouvoir depuis 2007.  Sa femme, Rosario Murillo, est devenue vice-présidente en 2017. 

Le Président Daniela Ortega est au pouvoir depuis 2007. Sa femme, Rosario Murillo, est devenue vice-présidente en 2017.

AFP PHOTO / NICARAGUAN PRESIDENCY / CESAR PEREZ

L’Union européenne a sanctionné lundi un fils du président du Nicaragua Daniel Ortega, son épouse et vice-présidente Rosario Murillo ainsi que six autres dignitaires du régime pour leur responsabilité dans les «graves violations des droits de l’homme» commises dans ce pays d’Amérique centrale. «La détention d’un septième candidat potentiel à la présidence le week-end dernier illustre tristement l’ampleur de la répression au Nicaragua et projette un sombre tableau pour les prochaines élections», souligne le communiqué de l’UE.

«Les mesures restrictives s’appliquent désormais à un total de 14 personnes» interdites de séjour et de transit et dont les avoirs dans l’UE sont gelés, précise le communiqué. «Il est interdit aux citoyens et aux entreprises de l’UE de mettre des fonds à leur disposition», souligne le texte.

Le conseiller économique du président Ortega, Bayardo Arce Castano, figure également au nombre des dignitaires sanctionnés, avec le président de l’Assemblée nationale, Gustavo Eduardo Porras Cortes, la présidente de la cour suprême, Alba Luz Ramos Vanegas, la procureure générale, Ana Julia Guido Ochoa, et deux responsables de la police. Le fils de Daniel Ortega, Juan Carlos, est le chef du mouvement sandiniste du 4 mai et dirige Canal 8, l’une des principales chaînes de télévision du pays.

Spirale de répression

Les nouvelles sanctions avaient été annoncées début juillet par le chef de la diplomatie européenne, l’Espagnol Josep Borrell. «Le Nicaragua est entré dans une spirale de répression» contre l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle, avait-il déploré devant le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg (est de la France). Les dernières sanctions européennes contre le régime de Daniel Ortega dataient de mai 2020.

Daniel Ortega, un ex-guérillero qui avait déjà dirigé le pays de 1979 à 1990, est revenu au pouvoir en 2007 avec le Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche), et s’y est maintenu après deux réélections. Ses opposants estiment qu’il briguera un quatrième mandat pour le scrutin du 7 novembre.

(AFP)

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