05.10.2020 à 12:22

SuisseRépression en Libye: Berne demande des investigations

La Suisse se dit préoccupée par les nombreuses violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées en Libye.

Les violences se sont réduites en Libye et le Gouvernement d’union nationale (GNA) demande l’aide de la communauté internationale pour avancer dans le dialogue (archives).

Les violences se sont réduites en Libye et le Gouvernement d’union nationale (GNA) demande l’aide de la communauté internationale pour avancer dans le dialogue (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

La Suisse condamne la «répression violente» de manifestants dans l’Est de la Libye récemment par les forces de sécurité. Elle a demandé lundi à Genève des investigations «approfondies et indépendantes» sur ces actes pour que les responsables soient poursuivis.

Cette répression a violé les libertés fondamentales de ces personnes qui ont été également détenues arbitrairement, a affirmé devant le Conseil des droits de l’homme une représentante de la mission suisse à l’ONU à Genève. Et l’ONU avait dénoncé il y a près d’un mois l’attitude des forces de sécurité proches du maréchal Khalifa Haftar, ennemi du gouvernement d’union nationale (GNA) et qui contrôle l’Est du pays, lors de ce rassemblement où au moins un civil avait été tué.

Plus largement, la Suisse est inquiète de la menace d’une propagation importante du Covid dans les centres de détention où se trouvent des migrants dans des «conditions inhumaines». L’ONU a appelé à plusieurs reprises à la fermeture de ces sites.

Nombreuses violations

Berne reste aussi préoccupée par les nombreuses violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire (DIH) perpétrées par toutes les parties au conflit dans ce pays. Les détentions arbitraires, les violences sexuelles ou encore le travail forcé doivent s’arrêter, selon elle.

Pour autant, des récentes discussions, notamment en Suisse, laissent penser à un moment important vers la paix. Une réunion ministérielle, à laquelle Berne devait participer comme co-présidente du groupe de travail sur le DIH et les droits de l’homme dans le dispositif international sur ce conflit, se tient par ailleurs lundi.

De mi-juin à fin septembre, le nombre de civils tués n’a atteint qu’une vingtaine, ajoute l’ONU. De son côté, un représentant du gouvernement libyen à l’ONU à Genève a appelé la communauté internationale à aider son pays à avancer dans le dialogue.

(ATS/NXP)

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