Yémen: Reprise des combats contre Al-Qaïda
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YémenReprise des combats contre Al-Qaïda

L'offensive contre Al-Qaïda dans le sud du Yémen a repris, faisant 28 morts mercredi autour de la ville de Zinjibar, ont indiqué des sources militaire et locale.

Vingt-deux combattants extrémistes et six soldats ont été tués, neuf autres blessés dans ces opérations déclenchées à l'aube, après une accalmie de deux jours, a affirmé une source militaire. Le bilan a été confirmé de sources médicales à Aden où les victimes ont été transportées.

L'armée a lancé des opérations pour tenter de reprendre des positions situées au nord-est de la ville, capitale de la province d'Abyane, qui est tombée aux mains des combattants d'Al-Qaïda il y a près d'un an, a indiqué une source militaire.

L'armée avance prudemment vers le centre de la ville et fait face à une résistance acharnée des combattants d'Al-Qaïda, selon cette même source.

Depuis son lancement le 12 mai, l'offensive a fait 262 morts selon un bilan compilé par l'AFP: 180 combattants d'Al-Qaïda, 47 soldats, 18 supplétifs de l'armée et 17 civils. Selon des diplomates occidentaux à Sanaa, des experts américains conseillent l'armée dans ces combats.

Soutien de 4 milliards

Par ailleurs, les pays membres du groupe des «Amis du Yémen», réunis mercredi à Ryad, se sont engagés à verser une aide de plus de quatre milliards de dollars à Sanaa, a annoncé le chef de la diplomatie britannique, Alistair Burt.

L'Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole au monde, avait auparavant annoncé qu'elle allait verser une aide de 3,25 milliards de dollars à Sanaa.

Cette initiative, trois mois après le départ du président Ali Abdallah Saleh, doit notamment aider les nouvelles autorités yéménites à s'engager sur la voie des réformes et à lutter contre la pauvreté et l'anarchie.

Première réunion

Il s'agissait de la première réunion des pays donateurs depuis la démission de l'ancien chef de l'Etat emporté par un mouvement de contestation sans précédent et remplacé en février par Abd Rabbou Mansour Hadi, élu pour un mandat intérimaire de deux ans.

Les discussions étaient présidées par l'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne. Les pays membres du Conseil de coopération du Golfe, qui réunit l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et Oman, ont fait le déplacement tout comme les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Egypte et la Russie.

En avril, le Fonds monétaire international (FMI) avait approuvé le versement d'un prêt de 93,7 millions de dollars au Yémen pour permettre au pays de faire face au déficit de la balance des paiements qui s'est aggravé lors des troubles politiques. (ats)

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