Coronavirus – Restos peut-être réservés qu’aux vaccinés et aux guéris

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CoronavirusRestos peut-être réservés qu’aux vaccinés et aux guéris

Le Conseil fédéral met en consultation deux variantes pour enrayer la propagation de la maladie. Les restos et les bars ne pourraient accueillir que les clients vaccinés ou guéris (2G) pour l’option 1 ou devraient carrément fermer pour l’option2.

Un test ne devrait plus suffire pour valider son certificat Covid.

Un test ne devrait plus suffire pour valider son certificat Covid.

20min/Celia Nogler

Si l’évolution défavorable de la situation en matière de coronavirus se poursuit, le Conseil fédéral souhaite pouvoir prendre rapidement les décisions qui s’imposent. Il soumet, jusqu’au mardi 14 décembre, ses plans qui comportent deux variantes. À l’issue de ces consultations, les Sages décideront quand ces mesures entreront en vigueur.

Accès aux seuls vaccinés ou testés

La première variante prévoit, pour les espaces intérieurs, l’introduction de la règle dite des «2G» (accès aux seules personnes vaccinées et guéries) avec obligation de porter le masque et de consommer assis. L’accès aux établissements culturels et aux installations de sport et de loisirs ainsi qu’aux manifestations serait réservé aux personnes vaccinées ou guéries. Un test négatif serait en outre nécessaire (règle des «2G+») lorsqu’il n’est pas possible de porter le masque ou de consommer assis, comme dans les discothèques, les bars et pour certaines activités de loisirs.

Fermeture là où il est impossible de porter le masque

La seconde variante prévoit de fermer les endroits où il n’est pas possible de porter le masque. Dans les deux cas, les mesures de base sont renforcées avec le travail à domicile obligatoire et la limitation des rencontres privées par exemple.

Lors de sa séance, le Conseil fédéral a aussi évoqué la possibilité d’autres fermetures, qui concerneraient notamment l’ensemble des espaces intérieurs, qu’ils soient culturels, sportifs ou de loisirs. Les salons professionnels et grand public seraient également interdits, de même que les manifestations se déroulant à l’intérieur. En revanche, les commerces, les restaurants des hôtels (pour les clients de l’hôtel) et les prestataires de services (salons de coiffure, banques, postes) ne seraient pas fermés. Des exceptions seraient en outre prévues pour les manifestations religieuses ou politiques jusqu’à 50 personnes, le secteur professionnel du sport et de la culture ainsi que les activités sportives et culturelles des jeunes de moins de 16 ans.

À cinq à la maison s’il y a un non-vacciné ou non guéri

Des restrictions supplémentaires seraient imposées aux personnes non immunisées dans le cadre des rencontres privées. Ces rencontres seraient limitées à cinq personnes (enfants compris) dès lors qu’une personne de plus de 16 ans non vaccinée ou non guérie y participe. S’il fallait décider des fermetures supplémentaires, les rencontres privées seraient limitées à cinq personnes, indépendamment du fait que les personnes soient immunisées ou non.

Télétravail obligatoire

Par ailleurs, le Conseil fédéral remet sur la table l’obligation de travailler à domicile. Il estime qu’il ne serait pas pertinent de conserver la recommandation de télétravail si des fermetures devaient être décidées. La règle des «2G» ou des «3G» ne s’appliquerait pas aux personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile. Si leur présence sur place est indispensable, celles-ci resteraient soumises à l’obligation de porter un masque dans les locaux partagés par plus d’une personne. Cette mesure durerait jusqu’au 24 janvier 2022 a précisé le président de la Confédération Guy Parmelin.

Masque à l’école

Outre les tests répétés, le masque est un outil central pour réduire la circulation du virus. Comme pour les trains de mesures précédents, le Conseil fédéral propose d’imposer le port du masque uniquement au niveau secondaire II. Il recommande toutefois vivement aux cantons d’introduire le port du masque également aux niveaux inférieurs. Le Conseil fédéral propose par ailleurs de réintroduire l’enseignement à distance dans les universités et les Hautes Écoles spécialisées. Les examens, quant à eux, pourraient se tenir sur place. De nombreuses hautes écoles interrompent de toute façon leurs cours durant la période de Noël et, dans les universités, le semestre de printemps commence seulement à la mi-février 2022.

Jauges dans les stations de ski

Les acteurs du commerce de détail et des domaines skiables ont spontanément proposé de s’imposer des restrictions de capacité sur une base volontaire pour contenir la transmission du virus dans leur secteur d’activité et contribuer à limiter la circulation du virus dans le pays. Pour ces raisons, le Conseil fédéral propose de ne pas prendre de mesures supplémentaires dans ces domaines pour l’instant.

Adaptations pour voyager

L’obligation imposée récemment à toutes les personnes – y compris vaccinées ou guéries – de présenter un test avant et après leur entrée en Suisse a soulevé plusieurs questions pratiques. C’est pourquoi le Conseil fédéral consulte aussi les cantons et les secteurs concernés au sujet des adaptations à apporter à ce régime de test.

Tests de dépistage pris en charge dès le 18 décembre?

Lors des délibérations sur la loi Covid-19, le Parlement a récemment décidé que la Confédération doit reprendre à sa charge une partie des tests de dépistage. Le mandat du Parlement doit être mis en œuvre aussi rapidement que possible. C’est pourquoi le Conseil fédéral a soumis aujourd’hui aux cantons, aux partenaires sociaux et aux commissions parlementaires concernées les modifications d’ordonnance correspondantes pour consultation. Si les deux Chambres confirment leur décision lors du vote final le 17 décembre, le nouveau système de remboursement des tests entrera en vigueur le 18 décembre.

Concrètement, ce système prévoit la prise en charge des tests donnant lieu à un certificat Covid. La Confédération remboursera les tests rapides antigéniques et les tests PCR salivaires groupés. Les tests PCR individuels ne seront en revanche pas remboursés, tout comme les autotests et les tests sérologiques, qui ne fournissent aucune information médicale ou épidémiologique. La prise en charge des tests PCR individuels entraînerait une forte hausse de la demande et donc une surcharge pour les laboratoires. Pour cette raison, ces tests doivent continuer d’être réservés en priorité aux personnes symptomatiques, aux personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées ou pour les diagnostics de confirmation. Quant aux autotests et aux tests sérologiques, ils ne sont pas pertinents pour lutter contre la pandémie, raison pour laquelle ils ne seraient pas remboursés non plus.

(comm/jbm)

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