Genève: Restructuration au Fonds mondial contre le sida

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GenèveRestructuration au Fonds mondial contre le sida

Le Fonds mondial contre le sida est en pleine restructuration. Environ un quart des 640 employés que compte l'organisation sont concernés.

Un quart des employés du Fond mondial contre le sida est concerné par la restructuration qui s'opère au sein de l'organisation, soit qu'ils décident de partir, soit qu'ils doivent postuler pour une autre fonction.

«Le processus de restructuration est en cours. Des positions ne sont pas confirmées, d'autres sont créées», a affirmé lundi une porte-parole du Fonds mondial, Veronique Taveau, confirmant une information du site internet de «L'Hebdo».

La porte-parole ne peut préciser à ce stade le nombre d'emplois qui seront effectivement supprimés, car «le processus n'est pas terminé». Des employés sont encore auditionnés en vue d'une décision finale, a-t-elle dit.

«Des employés ont décidé de partir car ils ne voulaient pas rester dans la nouvelle structure. Des postes redondants ont par ailleurs été éliminés», a déclaré Mme Taveau. Les employés sur le départ ont bénéficié d'indemnités attractives, selon elle.

Selon «L'Hebdo», la restructuration a concerné 170 employés, dont 60 ont décidé de partir et 110 autres de repostuler. Plus de 320 entretiens ont été organisés jusqu'à fin avril, dont 210 avec des candidats externes. Les effectifs du Fonds pourraient au final reculer de 60 à 100 personnes.

Contrôle des subventions

Le but de la restructuration est de renforcer les fonctions liées au contrôle des subventions accordées. Le Fonds avait été entaché l'an dernier par des scandales de corruption qui ont nui à son financement.

Suite aux recommandations d'un groupe de travail et à la nomination d'un administrateur général du Fonds, le directeur du Fonds le Français Michel Kazatchkine, élu en février 2007, reconduit pour trois ans début 2011, avait démissionné avec fracas le 24 janvier.

Nouveau directeur général, l'ancien banquier Gabriel Jaramillo a promis «une refonte du Fonds mondial passant par d'importantes modifications destinées à renforcer la gestion des subventions et à améliorer l'efficacité globale de l'organisation».

Le 2 avril, dans un communiqué officiel, les membres du conseil d'administration ont salué les changements en cours, ainsi que «la diligence avec laquelle les réformes sont exécutées». Selon le communiqué du 2 avril, le «Fonds mondial redynamisé» verra ses effectifs croître de 33% au sein de la division de la gestion des subventions, tandis que les autres départements enregistreront une baisse de 38%.

Résultats mi-mai

M. Jaramillo a précisé que cette nouvelle organisation facilitera et accélèrera les démarches pour les pays qui souhaitent demander des subventions. Elle améliorera en outre le suivi et la gestion sur le terrain des subventions.

Véronique Taveau a indiqué que les résultats de la restructuration seront présentés par Gabriel Jaramillo au conseil d'administration du Fonds à la mi-mai.

L'Allemagne, qui avait suspendu sa contribution au Fonds mondial l'an dernier, a versé en mars 50 millions d'euros correspondant au premier versement trimestriel de sa contribution de 200 millions d'euros pour 2012. Le Japon a versé 216 millions de dollars sur les 340 millions promis pour cette année.

La Grande-Bretagne, elle, a affirmé le 19 avril que les réformes du Fonds sont en bonne voie, en promettant d'accroître la contribution de Londres si elles aboutissent.

Depuis sa création en 2002, le Fonds a financé plus de mille programmes dans 150 pays pour un total de 22,6 milliards de dollars. Les programmes soutenus par le Fonds ont fourni un traitement antisida à 3,3 millions de personnes, un traitement antituberculeux à 8,6 millions de malades et 230 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide pour prévenir le paludisme.

(ats)

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