Jérusalem: Retour sous tension à la prière du vendredi
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JérusalemRetour sous tension à la prière du vendredi

L'esplanade des Mosquées devait voir le retour vendredi des musulmans pour la prière hebdomadaire. Les hommes de moins de 50 ans ont toutefois été bannis.

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Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

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Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

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L'esplanade des Mosquées à Jérusalem devait voir le retour vendredi des fidèles musulmans pour la prière hebdomadaire, après 15 jours de boycott et dans un climat de tension persistante, en dépit du retrait par Israël des mesures de sécurité controversées.

La police israélienne a toutefois annoncé qu'elle interdisait l'accès aux hommes de moins de 50 ans, après les incidents survenus la veille et la fin du boycott de la prière par les Palestiniens. «Des évaluations de la sécurité ont été faites et il y a des indications selon lesquelles des troubles et des manifestations vont avoir lieu», a indiqué la police dans un communiqué. «Seuls les hommes de plus de 50 ans et les femmes de tous âges sont autorisés», a-t-elle ajouté. «Toutes les mesures de sécurité nécessaires sont prises pour empêcher et répondre à toute irruption de violence», a souligné la police.

Jeudi, peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans pour la prière de l'après-midi, des affrontements ont éclaté avec l'arrivée d'un groupe de policiers israéliens, faisant une centaine de blessés, selon le Croissant-Rouge palestinien. Et en soirée, la tension restait vive.

Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place, aux entrées de ce site ultra-sensible situé à Jérusalem-Est --secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël--, de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées jeudi matin.

Echanges de projectiles

Le site religieux est appelé Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs. Un responsable du Waqf, l'organisme chargé des biens musulmans à Jérusalem, a appelé jeudi les Palestiniens à mettre fin à leur boycott et à se rendre à Al-Aqsa, une des deux mosquées qu'abrite l'esplanade. Le président palestinien Mahmoud Abbas a soutenu cet appel.

Les heurts jeudi ont commencé peu après que les policiers israéliens se sont introduits dans la foule, des Palestiniens leur jetant des projectiles et les forces israéliennes lançant des grenades assourdissantes. Selon la police israélienne, des pierres avaient été jetées sur des agents sur l'esplanade même.

«A l'entrée des fidèles sur le Mont du Temple, certains ont jeté des pierres sur des officiers, certaines tombant sur la place du mur Occidental», a-t-elle indiqué, en référence au mur des Lamentations, lieu saint juif situé en contrebas de l'esplanade. «Une force de police sur le site a repoussé les perturbateurs avec des moyens de dispersion anti-émeutes. Un officier a été blessé à la tête par une pierre», a-t-on ajouté.

Un sixième décès jeudi

Des violences avaient éclaté la semaine dernière après l'installation, le 16 juillet, de détecteurs de métaux aux entrées du site, au surlendemain d'une attaque qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens près de l'esplanade des Mosquées.

Cinq Palestiniens avaient été tués et des centaines blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Jeudi, le ministère palestinien de la Santé a fait état du décès d'une sixième personne, Mohammed Kanaan, 26 ans, blessé lundi dans des heurts avec les forces israéliennes.

Trois colons israéliens avaient en outre été poignardés à mort le 21 juillet en Cisjordanie par un Palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé jeudi sa condamnation à mort.

Pressions internationales

Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël a retiré mardi les détecteurs de métaux, puis, jeudi, les derniers éléments du nouveau dispositif de sécurité.

«La police est revenue aux mesures de sécurité en vigueur avant l'attaque terroriste (...) du 14 juillet», a déclaré une porte-parole de la police, en référence à l'attaque contre les deux policiers israéliens.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise sur la reprise de la coordination sécuritaire entre l'Autorité palestinienne et Israël, dont il avait annoncé le gel la semaine dernière. Il avait fait du retrait des nouvelles mesures de sécurité un préalable à la reprise de la coordination sécuritaire.

Israël avait justifié la mise en place de nouvelles mesures en affirmant que les assaillants des deux policiers israéliens avaient dissimulé sur l'esplanade des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat. Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'affermir son contrôle sur ce site, que les juifs considèrent comme leur lieu le plus sacré et les musulmans leur troisième lieu le plus saint.

L'Etat hébreu contrôle les entrées du site mais celui-ci est géré par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier. Les autorités israéliennes ont assuré qu'elles n'avaient pas l'intention de modifier ces règles tacites. Mais la Ligue arabe, qui tenait une réunion d'urgence, a accusé jeudi Israël de vouloir imposer sa souveraineté sur l'esplanade et Jérusalem-Est. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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