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PrévoyanceRetraite: trois électeurs sur cinq se disent inquiets

C'est surtout la pérennité à long terme du financement qui préoccupe une grande majorité des citoyens suisses. Mais ils sont quand même sûrs de toucher la rente escomptée.

En Suisse, quatre actifs sur cinq sont confiants de pouvoir réaliser leurs rêves une fois à la retraite. Mais 61% des électeurs interrogés par l'Association Suisse d'Assurances (ASA) s'inquiètent pour la pérennité du financement de l'actuel système de prévoyance.

L'optimisme des actifs quant à leurs plans d'avenir fait écho à celui des rentiers, relève le «Moniteur de la prévoyance vieillesse 2014» de l'ASA publié jeudi. Ainsi 86% des retraités sondés disent avoir pleinement ou partiellement réalisé ce qui leur tenait à coeur.

Près de 82% des participants estiment que la prévoyance vieillesse actuelle fonctionne bien, voire très bien. Quant à la rente escomptée, 46% des actifs pensent qu'elle sera aussi élevée que calculé aujourd'hui et 37% qu'elle sera inférieure. Voici deux ans, les proportions étaient quasiment inverses.

En revanche, lorsqu'il s'agit d'évoquer l'avenir du système en général, moins de deux sondés sur trois font preuve du même enthousiasme. L'opinion publique prend toujours plus conscience des limites à la soutenabilité de son financement, juge l'organisation faîtière des assurances privées.

Les électeurs helvétiques sont sensibilisés aux débats sur la réforme de la prévoyance vieillesse. Ils s'en remettent manifestement aux politiques, bien que ceux-ci aient quelque peu perdu en crédibilité, montre le sondage de l'ASA.

Pas d'impact individuel

Les sondés approuvent les réformes en discussion pour autant que celles-ci n'aient pas d'impact individuel direct, nuance l'association. Ils encouragent le 3e pilier, les contrôles des caisses de pension tout comme la prévention de la redistribution «cachée» dans le 2e pilier des jeunes aux personnes âgées.

L'âge de la retraite uniforme pour les hommes et les femmes ou son assouplissement remportent aussi la majorité des suffrages, selon le moniteur. Idem pour l'avancement de l'âge d'entrée dans le 2e pilier, les cotisations plus élevées dans le premier pilier ainsi que le frein à l'endettement pour celui-ci.

A l'inverse, la réduction des rentes, l'augmentation généralisée de l'âge de la retraite ou l'exclusion des personnes aisées du 1er pilier sont mal accueillies. Et seuls 51% des participants seraient actuellement en faveur d'une hausse des rentes AVS de 10% minimum.

L'enquête de l'ASA, menée pour la quatrième année consécutive, a été réalisée au mois de juin par l'institut de sondage gfs.bern. Elle a porté sur un échantillon de 1210 électeurs dans tout le pays. (ats)

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