Saint-Gall - Retraitée acquittée après avoir nourri le chat d’une voisine

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Saint-GallRetraitée acquittée après avoir nourri le chat d’une voisine

Une femme était accusée d’avoir voulu s’approprier le chat d’une voisine. Elle s’est retrouvée devant le tribunal d’arrondissement de Saint-Gall, qui l’a blanchie.

Une femme a été accusée par une voisine de vouloir s’approprier un minet (image prétexte).

Une femme a été accusée par une voisine de vouloir s’approprier un minet (image prétexte).

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Jeudi, les juges du tribunal d’arrondissement de Saint-Gall ont dû se pencher sur une affaire concernant un chat d’Engelburg (SG). Une voisine a porté plainte contre une femme parce qu’elle ne voulait apparemment pas cesser de nourrir son chat Hercules. Cette dernière s’est vue infliger par ordonnance pénale une amende de 650 francs pour appropriation multiple. Elle a fait opposition et s’est retrouvée devant le juge.

C’est en octobre 2020 qu’un chat s’est approché de la prévenue pour la première fois. Comme le minet revient sans cesse, elle signale ce chat errant en octobre 2020 au Centre suisse d’appels pour animaux et le nourrit. Comme personne ne se manifeste, elle pense qu’il est abandonné et elle le baptise Findus.

Suivi au GPS

Soupçonnant qu’il a trouvé un endroit où manger, la propriétaire légitime lui met un collier avec une note indiquant qu’il appartient à quelqu’un qui s’en occupe. Dès ce moment, l’autre maîtresse ne s’en occupe plus. Pour en être sûr, le chat est équipé d’un mouchard GPS et sa propriétaire légitime découvre qu’il passe toujours du temps dans son second foyer. Une discussion s’ensuit entre les deux femmes et débouche sur une dispute.

Ne le voyant pas revenir d’une longue escapade, la propriétaire se rend chez la retraitée et y découvre son chat. Elle porte ensuite plainte.

Des arguments à moitié convaincants

Pour se défendre, la retraitée raconte que le chat s’est introduit subrepticement chez elle et que, comme elle était fatiguée d’avoir pellé la neige, elle s’est assoupie et n’a pas chassé l’intrus. Elle explique aussi qu’elle ne voulait pas que le minet se soulage dans les couloirs de l’immeuble.

Ces arguments ne convainquent pas le juge. «Un chat peut chasser les souris. Vous n’auriez pas dû nourrir le chat», déclare le magistrat. La retraitée rétorque «qu’elle est une amie des animaux et ajoute qu’en toute bonne foi elle était sûre que le chat était abandonné. De plus, dès qu’elle a su qu’il avait une propriétaire, elle ne lui a plus donné à manger.»

Prévenue acquittée

Finalement, le juge a décidé d’acquitter la retraitée. «Tout ce qui est interdit n’est pas forcément punissable», a-t-il argumenté. Il trouve certes que ce que la prévenue a fait est mal, mais il ne peut pas punir la retraitée. «On ne peut pas lui reprocher d’avoir voulu s’approprier le chat», a déclaré le juge dans les considérants du jugement. D’un point de vue juridique, cela ne suffit pas. Il ajoute: «À l’avenir, vérifiez que les chats ont une puce et prenez de la distance», lui conseille-t-il. Cela aurait permis d’éviter cette procédure. Le jugement n’est pas encore définitif.

(leo/jbm)

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