Actualisé

MaliRéunion cruciale à Abidjan pour les forces africaines

Une réunion doit se dérouler samedi sur le déploiement de la force ouest-africaine au Mali. Sur le terrain, l'armée malienne, appuyée par les troupes françaises, a poursuivi sa progression vers le nord.

Les premiers éléments de la force d'intervention ouest-africaine (MISMA), qui doit chasser les groupes armés occupant une grande partie du Mali depuis neuf mois, une centaine de Togolais et de Nigérians, sont arrivés à Bamako, tandis qu'une trentaine de Béninois étaient en route pour les rejoindre.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a affiché vendredi à Abidjan sa volonté d'«accélérer» le déploiement de sa force militaire sur le territoire malien.

«La guerre qui nous est désormais imposée par le refus des mouvements criminels et terroristes de l'offre de paix suffisamment portée par les efforts de médiation de la CEDEAO exige de nous l'accélération du déploiement de la MISMA», a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO , Désiré Kadré Ouédraogo.

Le calendrier du déploiement sera au coeur du sommet extraordinaire de cette organisation régionale, consacré au Mali, samedi à Abidjan. «Nous allons voir avec nos amis africains comment accélérer la mise en place de la MISMA», a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui doit participer à la réunion.

Quelque 2000 membres de cette force dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir, doivent être déployés au Mali d'ici au 26 janvier. Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - plus le Tchad ont annoncé leur contribution à la MISMA. Au total, ce seront quelque 5500 soldats du continent africain qui seront déployés au Mali, pour prendre à terme le relais de l'armée française.

Situation confuse à Diabali

Sur le terrain, les informations demeuraient contradictoires samedi concernant la situation à Diabali, située dans l'ouest du pays, à 400 km au nord de Bamako. Vendredi, le ministère français de la Défense a affirmé qu'il n'y avait «aucun combat à Diabali à cette heure», laissant entendre que la ville n'avait pas été reconquise.

Peu auparavant, une source sécuritaire régionale avait confirmé les dires d'une élue locale selon laquelle Diabali était désormais sous le contrôle des forces maliennes. «Diabali est libérée, les islamistes sont partis, les militaires français et maliens sont entrés dans la ville», avait déclaré une de ses habitantes, ce qu'ont confirmé deux autres habitants de la région, dont un élu.

Cette localité avait été prise lundi par des islamistes, apparemment dirigés par l'Algérien Abou Zeid, un des chefs d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!