Actualisé 04.03.2013 à 11:34

NucléaireRéunion du conseil de l'AIEA à Vienne

Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) entame lundi une réunion d'une semaine.

Au menu des discussions, l'éventuelle élection de son directeur général Yukiya Amano pour un second mandat, ainsi que le nucléaire iranien.

Au menu des discussions, l'éventuelle élection de son directeur général Yukiya Amano pour un second mandat, ainsi que le nucléaire iranien.

Les délégations des trente-cinq pays membres du conseil se réunissent à huis clos au siège de l'agence des Nations-Unies à Vienne. L'Iran sera de nouveau au coeur des débats.

Dans son dernier rapport, l'agence a constaté l'absence d'avancée dans les discussions sur un accord visant à donner à ses inspecteurs un accès plus large à des sites, documents ou individus susceptibles de l'aider à éclaircir la nature du programme nucléaire iranien.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent la République islamique de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire pacifique, ce qu'elle dément. Malgré plusieurs réunions depuis un an, «il n'a pas été possible» de conclure un accord, ou même «de commencer un réel travail dans ce domaine», regrette l'AIEA.

Enrichir l'uranium

L'agence a aussi confirmé l'installation sur le site nucléaire de Natanz (centre) de centrifugeuses plus modernes qui permettent d'enrichir plus rapidement de l'uranium. Le geste a été qualifié de nouvelle provocation par la communauté internationale.

Les Occidentaux et Israël redoutent que l'Iran veuille pousser l'enrichissement jusqu'au niveau nécessaire pour fabriquer l'arme nucléaire (90%). Jusqu'à présent, il enrichit l'uranium jusqu'à 5% pour produire de l'électricité et jusqu'à 20% pour alimenter son réacteur de recherche.

Signes positifs

Même si le dernier rapport a confirmé l'impasse dans lequel se trouve le dossier iranien, il est peu probable que le conseil se montre trop sévère lors de cette réunion, après les signes jugés positifs de la rencontre avec les grandes puissances à Almaty, au Kazakhstan, la semaine dernière.

Le groupe des 5 1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) a proposé d'atténuer certaines sanctions en échange de concessions de Téhéran. Il attend des gestes concrets de la part de ce dernier lors de la prochaine rencontre, prévue début avril, de nouveau à Almaty. (ats)

Un accès sans délai au site militaire de Parchin

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano a demandé lundi à l'Iran un accès rapide au site militaire de Parchin, près de Téhéran, non soumis à la conclusion d'un accord entre les deux parties.

«Je demande de nouveau à l'Iran de fournir sans autre délai un accès au site de Parchin, qu'un accord soit atteint ou non sur une approche structurée», a déclaré M. Amano selon le texte de son discours au conseil des gouverneurs, réuni à huis clos à Vienne.

L'AIEA soupçonne l'Iran d'avoir procédé à Parchin à des tests d'explosion conventionnelle applicable au nucléaire, ce que l'Iran dément. Elle l'a accusé de faire disparaître toute trace compromettante sur place.

«Fournir un accès au site de Parchin serait un pas positif qui aiderait à démontrer la volonté de l'Iran de coopérer avec l'agence sur la substance de ses inquiétudes», poursuit M. Amano dans son discours. «J'aimerais être en mesure de faire état de réels progrès lors de la prochaine réunion du conseil en juin», insiste-t-il.

Jusqu'ici, l'accès à Parchin était inclus dans les discussions sur un accord visant à donner aux inspecteurs de l'agence un accès plus large à des sites, documents ou individus pouvant l'aider à déterminer la nature du programme nucléaire iranien.

Dans un rapport en novembre 2011, l'agence avait dressé une liste d'éléments, présentés comme crédibles, indiquant que l'Iran avait travaillé à la mise au point de l'arme atomique avant 2003 et peut-être ensuite, ce que le pays dément.

Les deux parties avaient entamé dans la foulée des discussions afin d'établir un plan de vérification par l'agence des points soulevés par le rapport. Malgré plusieurs réunions depuis un an, aucun progrès n'a pu être réalisé. «Le dialogue doit produire des résultats», a insisté M. Amano.

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