Transport et logistique: Revalorisation des salaires exigée

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Transport et logistiqueRevalorisation des salaires exigée

En Suisse, près d'un chauffeur sur dix perçoit une rémunération extrêmement faible, accompagnée d'un temps de travail élevé. Les syndicats veulent y remédier.

Les salariés les plus mal lotis gagnent moins de 22 francs de l'heure pour une durée du travail hebdomadaire comprise entre 46 et 48 heures, ont indiqué vendredi à Berne des représentants des syndicat Unia, SEV et Syndicom. Du coup, ils ne touchent guère plus de 4000 francs bruts par mois, voire moins dans certains cas.

Les femmes apparaissent les plus mal traitées, dans la mesure où elles constituent 16,5% des cas problématiques. Pour remédier à une situation marquée par une guerre des prix, les syndicats exigent l'instauration de salaires minimaux obligatoires et la négociation d'une convention collective de travail (CCT) de branche.

Celle-ci comprendrait la fixation d'un salaire minimum compris entre 4500 et 5600 francs par mois en fonction du métier exercé, à savoir chauffeur-livreur pour le premier montant et chauffeur poids lourds pour le second. L'étude présentée se fonde sur les travaux de Roman Graf, collaborateur scientifique à l'Université de Genève.

(ats)

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