Genève: Réveil à coups de canons pour les Genevois
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GenèveRéveil à coups de canons pour les Genevois

Le canton du bout du lac commémorait lundi les 205 ans de la Restauration de la République.

La Société des Vieux Artilleurs de Genève a procédé aux 23 tirs de canon.

La Société des Vieux Artilleurs de Genève a procédé aux 23 tirs de canon.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Comme chaque 31 décembre, les Genevois ont été réveillés dès 08h00 par des coups de canon tirés de trois lieux différents. La date marque la Restauration de la République en 1813, après quinze années d'occupation française.

Lundi matin, quelques centaines de personnes ont assisté à la cérémonie officielle à la promenade de la Treille, où un canon a tiré des obus à blanc en présence de représentants des autorités genevoises, fédérales et étrangères. Deux autres pièces d'artillerie étaient placées à la promenade de l'Observatoire, dans la vieille ville, et à la rotonde du Mont-Blanc, au bord du lac.

Annexée en 1798

Les 23 coups de canon qui ont été tirés depuis chaque lieu correspondent aux 23 cantons suisses. Il y a 205 ans, Genève retrouvait son statut de république indépendante, après avoir été annexée à la France depuis 1798, en tant que chef-lieu et préfecture du département du Léman.

Les défaites napoléoniennes sur le continent avaient entraîné le départ des troupes françaises de la ville le matin du 30 décembre 1813. L'arrivée, dans l'après-midi, de l'armée autrichienne ouvrait la voie à la restauration de l'ordre ancien. Dans la foulée de la proclamation de l'indépendance, les magistrats de Genève demandèrent son entrée dans la Confédération, qu'ils obtinrent en 1815.

Droits civiques

A l'époque, seuls certains hommes pouvaient voter, a rappelé la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet au nom du gouvernement. Le débat sur l'extension des droits civiques n'a commencé qu'en 1831, et les Genevoises ont obtenu le droit de vote en 1960, a-t-elle relevé, précisant que l'armée suisse sera mardi, pour la première fois de son histoire, sous l'autorité d'une conseillère fédérale.

Le discours féministe de Mme Fontanet a été précédé du chant de «Cè qu'è lainô», l'hymne genevois, et suivi par celui de l'hymne national ainsi que de l'interprétation de la marche militaire «Aux armes Genève» par le corps de musique. Une collation était ensuite offerte à la population, avant le culte officiel de la Restauration à la cathédrale Saint-Pierre. (ats)

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