Actualisé 16.10.2016 à 12:13

WikiLeaks

Révélations sur Clinton et ses liens avec la Finance

Le site de Julian Assange a publié, samedi, les fameux discours de la candidate démocrate payés par la banque Goldman Sachs.

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La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP
Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

Donald Trump a rejoint Mike Pence et sa fille Ivanka (à droite) lors de son avant-dernier meeting de Manchester, dansl e New Hampshire, lundi soir. (Mardi 8 novembre 2016).

AFP

Trois discours rémunérés d'Hillary Clinton, payés par la banque Goldman Sachs, ont été publiés samedi par le site Wikileaks, jetant une lumière crue sur les liens de la candidate démocrate à la présidentielle américaine avec les principaux acteurs de Wall street.

L'équipe de campagne de Mme Clinton n'a pas contesté l'authenticité de ces documents, subtilisés par WikiLeaks dans les courriels de John Podesta, le président de campagne de la candidate démocrate. Elle a cependant accusé le gouvernement russe d'être responsable de ces fuites - un point de vue partagé par le gouvernement américain - et WikiLeaks d'aider le rival d'Hillary Clinton, le républicain Donald Trump, dans la course à la Maison Blanche.

La tonalité de ces discours montre les opinions de Mme Clinton sur les réglementations financières, sur ses relations avec le président russe Vladimir Poutine et sur les effets négatifs de précédentes fuites de WikiLeaks sur la politique extérieure américaine.

Déclarations plus directes

Les déclarations de la démocrate ne sont pas radicalement différentes de ses récentes prises de position, bien qu'elles soient plus directes. Dans un discours prononcé en octobre 2013 pour Goldman Sachs, elle suggère que des actions doivent être menées afin de maîtriser, «pour des raisons politiques», les abus de Wall Street.

«Il y avait aussi une nécessité d'agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c'est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire», a-t-elle dit.

Ces discours pour le géant de la finance ont été prononcés entre le moment où elle a quitté son poste de secrétaire d'Etat et celui où elle a commencé sa campagne présidentielle.

Contradictions

La révélation de ses discours pour Goldman Sachs avait été du pain bénit pour son rival à la primaire démocrate, Bernie Sanders. Ce représentant de l'aile gauche du parti démocrate estimait qu'elle ne pouvait pas réguler les sociétés qui en même temps la rétribuaient.

Donald Trump a essayé d'utiliser contre elle ces courriers volés. Il l'a accusée notamment de ne pas avoir sécurisé des documents internes à l'administration américaine en utilisant un e-mail privé alors qu'elle était secrétaire d'Etat.

Il s'est aussi lourdement appuyé sur les révélations de WikiLeaks montrant que Mme Clinton, lors de discours privés à des géants bancaires en 2013 et 2014, avait pris position pour le libre-échange et l'autorégulation de Wall Street, en opposition avec son discours de candidate. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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