Actualisé 23.10.2012 à 08:54

Football

Ribéry était «trop petit» pour son club formateur

Le Bayern de Munich affronte Lille, ce soir en Ligue des Champions. Frank Ribéry, le «Ch'ti» des Bleus, retrouve sa région et un club qui l'a viré de son centre de formation à 16 ans.

Frank Ribéry, en conférence de presse avant Lille-Bayern, est revenu sur son passage entre 13 et 16 ans dans le Nord.

Frank Ribéry, en conférence de presse avant Lille-Bayern, est revenu sur son passage entre 13 et 16 ans dans le Nord.

L'international français, aujourd'hui âgé de 27 ans, ne garde pas de rancoeur envers le LOSC, le club de Lille. «J'étais très heureux lors de ces trois années. Je suis arrivé à 13 ans et j'y suis resté jusqu'à l'âge de 16 ans. Je me suis fait beaucoup d'amis ici au sein du centre de formation. Et puis, ce n'était pas très loin de Boulogne donc ce ne sont que de bons souvenirs pour moi», assure-t-il. «Je suis très content de revenir ici, de retrouver l'odeur du Nord.»

«J'ai retrouvé le sourire»

S'il n'en veut pas au LOSC de ne pas l'avoir conservé, Frank Ribéry veut néanmoins mettre les choses au clair: il n'avait pas de problèmes de comportement lors de son passage lillois. «Je n'ai eu qu'un seul problème à l'école où j'ai un peu chahuté et j'ai fait tomber une personne. Cette personne a eu le coude cassé et c'est pour cette raison qu'on m'a viré. Mais c'était déjà le cas avant, parce que j'étais trop petit», explique-t-il.

Et pas question pour le Bavarois de laisser passer la moindre allusion. «C'est vrai que ce n'était pas facile. A l'époque, j'étais facile avec le ballon mais trop petit» pour l'encadrement du club, confie l'intéressé. «Quand je lis certaines choses, on s'aperçoit de la jalousie de certaines personnes. Mais je suis quelqu'un qui ne lâche jamais rien. Je suis un gagneur. J'ai retrouvé ma famille et je me suis débrouillé seul. Finalement, je suis très content d'avoir réussi même en passant par des chemins pas faciles.»

Plus à l'aise en allemand qu'en français

Désormais, le Nordiste est allemand. D'ailleurs, lors de la conférence de presse d'avant-match lundi, le joueur s'exprime mieux en allemand qu'en français. La langue de Goethe semble mieux lui aller que celle de Molière, où il cherche ses mots et se montre parfois hésitant. «Ça se passe très bien depuis très longtemps au Bayern, je me sens comme chez moi dans ce club, c'est comme une famille», avoue-t-il. (20 minutes/ap)

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