Manifestations: Rio 2016 : les anti-Temer gênent les organisateurs
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ManifestationsRio 2016 : les anti-Temer gênent les organisateurs

Les pancartes hostiles au président par intérim et les messages politiques se multiplient sur les sites olympiques.

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Selon Le Monde, la justice française dispose d'éléments  mettant en cause le processus d'attribution des JO à Rio. (Vendredi 3 mars 2017)

Selon Le Monde, la justice française dispose d'éléments mettant en cause le processus d'attribution des JO à Rio. (Vendredi 3 mars 2017)

Keystone
La police de Rio souhaite entendre le patron du CIO dans l'enquête sur le trafic de billets pendant les JO. (Jeudi 8 septembre 2016)

La police de Rio souhaite entendre le patron du CIO dans l'enquête sur le trafic de billets pendant les JO. (Jeudi 8 septembre 2016)

AFP
Hope Solo avait traité les Suédoises de lâches après son match perdu en quart de finale des JO à Rio. Elle a été suspendue six mois pour ses propos. (Mercredi 24 août 2016)

Hope Solo avait traité les Suédoises de lâches après son match perdu en quart de finale des JO à Rio. Elle a été suspendue six mois pour ses propos. (Mercredi 24 août 2016)

AFP

Les organisateurs des jeux Olympiques de Rio ont signifié leur agacement dimanche 7 août face à la prolifération des pancartes hostiles au président par intérim Michel Temer, des messages politiques interdits par la charte de l'olympisme qu'ils veulent bannir des enceintes sportives.

Depuis l'ouverture des JO vendredi, la police a confisqué sur les sites olympiques diverses pancartes de manifestants où il était écrit «Fora Temer!» (Dehors Temer!). Dans de nombreux cas, les protestataires se contentaient de tenir une petite feuille de papier avec ces mots, en silence.

«Nous avertissons le public que ce type de manifestations n'est pas autorisé à l'intérieur des stades», a déclaré le porte-parole du comité organisateur Rio-2016, Mario Andrada à la presse.

Violation de la charte du CIO

Michel Temer, qui a déclaré les Jeux ouverts lors de la cérémonie d'ouverture avant d'être hué par une partie du public du Maracana, a accédé provisoirement au pouvoir le 12 mai, après la suspension par le Sénat de la présidente de gauche Dilma Rousseff. Cette dernière est visée par une procédure de destitution controversée pour de présumés maquillages des comptes publics.

Et ce climat politique transparaît régulièrement dans les enceintes sportives de la ville olympique, en violation de la Charte du Comité international olympique (CIO).

Samedi, lors du match de football féminin France-Etats-Unis à Belo Horizonte, toute une rangée de personnes qui portaient des T-shirts avec l'inscription «Fora Temer» ont été expulsées du stade, a rapporté le quotidien Folha de Sao Paulo.

Arrestations de manifestants

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrant plusieurs arrestations de manifestants pacifiques ou encore la confiscation de leurs pancartes artisanales ont suscité une polémique en ligne.

«Incroyable! Exprimez une opinion et maintenant vous allez en prison! On revient en arrière», a posté la sénatrice de gauche Gleisi Hoffmann sur Facebook.

Mais le comité organisateur des Jeux tient bon. «Les personnes qui protestent politiquement dans les stades sont priées de s'abstenir et si elles le font, elles sont priées de sortir. Ce sont des temples réservés au sport», a ajouté Mario Andrada. «Elles sont bien sûr libres de manifester à l'extérieur, mais si c'est de façon pacifique».

«Fora Temer!»

Le ministère de la justice a indiqué pour sa part dans un communiqué qu'un spectateur qui criait «Fora Temer!» avait été exclu de l'enceinte de la compétition de tir samedi car ce sport exigeait le silence.

Le ministère rappelle que «la Politique du Spectateur Rio 2016» interdit d'apporter sur les sites des compétitions des Jeux des «messages politique, religieux, raciste, discriminatoire, diffamatoire ou xénophobe» sous peine d'expulsion.

Le Sénat doit prononcer le jugement final sur le sort de Dilma Roussef fin août, quelques jours après la clôture des Jeux olympiques le 21. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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