Actualisé 20.02.2016 à 06:33

Conflit syrien«Risque de guerre» entre la Turquie et la Russie

L'implication turque dans le conflit syrien cause de nombreuses tensions entre Ankara et Moscou, estime le président français.

«La Turquie est impliquée en Syrie (...) Il y a un risque de guerre (avec la Russie) et c'est pourquoi le conseil de sécurité (de l'ONU) se réunit en ce moment», a affirmé François Hollande sur la radio France Inter.

Le président français a souligné que «la Russie ne s'en sortira pas en soutenant unilatéralement Bachar al-Assad». Il a appelé à exercer une «pression» sur Moscou pour des négociations sur la Syrie. «Je ne veux pas écarter la Russie de la solution. Je suis allé moi-même à Moscou pour dire à Vladimir Poutine: Nous devons être tous ensemble pour faire cette transition politique. (...) Mais je ne peux pas accepter qu'en même temps qu'on négocie, on bombarde des populations civiles», a-t-il poursuivi. «Nous devons convaincre Moscou de trouver une solution politique. Cela vaudra mieux aussi pour les intérêts russes», a-t-il ajouté.

Washington délaisse Paris

Interrogé sur l'attitude des Etats-Unis, il a rappelé que «les Américains considèrent qu'ils n'ont plus à être partout présents dans le monde, comme ils l'étaient auparavant». «Donc les Etats-Unis se sont mis en retrait (...) Bien sûr que je préférerais que les Etats-Unis soient encore davantage actifs», a-t-il dit.

François Hollande a rappelé que Washington avait abandonné Paris qui voulait à l'été 2013 frapper la Syrie après l'utilisation d'armes chimiques par l'armée de Bachar al-Assad. «Qui doit prendre le relais, qui doit agir, qui doit être présent, qui doit porter les valeurs et les idéaux de la démocratie? L'Europe. Et la France, en tout cas, en fera la démonstration», a-t-il conclu. (ats)

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