Etats-Unis: Robe trop courte? Le dirlo l'oblige à s'agenouiller
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Etats-UnisRobe trop courte? Le dirlo l'oblige à s'agenouiller

Pour vérifier que la tenue d'une lycéenne était réglementaire, le directeur lui a demandé de se mettre à genoux devant lui pour qu'il puisse prendre des mesures.

par
joc
La tenue que porte Amanda sur la photo de droite a été jugée contraire au règlement.

La tenue que porte Amanda sur la photo de droite a été jugée contraire au règlement.

photo: Kein Anbieter

Dans les lycées américains, on ne rigole pas avec le règlement vestimentaire. De nombreuses jeunes filles en ont déjà fait l'amère expérience, et Amanda Durbin, 17 ans, en fait partie. La semaine dernière, son école d'Edmonson County (Kentucky) a décidé de serrer la vis en matière d'habillement, rendant son règlement plus strict. Désormais, les jeunes filles ne doivent plus considérer les leggings comme des pantalons et les ourlets des jupes se situant à plus de 15 cm au-dessus du genou sont strictement interdits.

Un peu rebelle dans l'âme, Amanda a estimé que ces nouvelles règles étaient ridicules, raconte BuzzFeed. Pour manifester son mécontentement, la jeune fille a tenté le tout pour le tout en revêtant un legging surmonté d'une robe s'arrêtant à 12, 7 centimètres de ses genoux, selon ses mesures. Ce faisant, l'adolescente voulait prouver au corps enseignant qu'il était possible de porter de tels vêtements sans que cela n'enfreigne le règlement.

Deux mesures très différentes

Comme il fallait s'y attendre, sa tenue a tapé dans l'oeil d'un enseignant, qui a directement envoyé Amanda dans le bureau du directeur, Tommy Hodges. C'est là que l'adolescente a reçu l'ordre de se mettre à genoux par terre, pour que l'homme puisse mesurer précisément la distance entre l'ourlet de sa robe et le sol. Gênée et quelque peu choquée, Amanda a demandé si ses parents pouvaient être présents lors de cette manoeuvre un peu particulière. Le directeur a accepté, et le père et la mère de la lycéenne sont arrivés... deux heures plus tard. Pendant tout ce temps, la jeune fille a dû rester assise dans le bureau de Tommy Hodges. «Ils ne m'ont pas laissé le choix», assure-t-elle.

En présence des parents de l'ado, le directeur a enfin pu s'atteler à ses mesures. Agenouillée par terre, face à ces trois personnes, Amanda dit avoir vécu un moment «humiliant et embarrassant», d'autant plus que Tommy Hodges a fait preuve d'une bonne dose de mauvaise foi, si l'on en croit le récit de la lycéenne. En effet, une première mesure faisait état d'une distance de 12,7 centimètres entre l'ourlet de la robe d'Amanda et le sol. Mais après cela, le directeur a «fait marcher la jeune fille à travers le bureau, les bras levés», avant de lui demander de s'agenouiller à nouveau. Cette fois-ci, le directeur à mesuré la distance à 20,32 centimètres. Ni une ni deux, Amanda a été renvoyée chez elle parce qu'elle ne respectait pas le règlement.

Humiliée mais fière

Tommy Hodges a déclaré à la chaîne WBKO que tout le monde connaissait les règles et que de nombreux garçons avaient déjà été sanctionnés pour avoir porté des jeans déchirés. Il a ajouté que les parents signaient ce règlement vestimentaire au début de l'année scolaire. Amanda, elle, garde un souvenir désagréable de cet incident. Elle dit avoir un peu «perdu sa confiance en elle-même», mais ne regrette pas d'avoir osé faire valoir ses opinions. «J'espère que d'autres filles vont réaliser qu'elles ne sont pas des objets», conclut-elle.

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