Zimbabwe: Robert Mugabe attribue les ministères clés à son parti
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ZimbabweRobert Mugabe attribue les ministères clés à son parti

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a attribué unilatéralement la plupart des portefeuilles clés du gouvernement à son parti.

L'opposition a aussitôt manifesté sa colère, estimant que cette décision mettait «en péril» le processus engagé en vue d'un partage du pouvoir.

Le MDC a vivement réagi, un porte-parole dénonçant «l'arrogance» du parti du président Mugabe et l'accusant de «mettre en péril» l'accord sur un gouvernement d'union nationale.

Cette répartition «n'est pas et ne sera pas approuvée par le MDC. Elle est unilatérale, méprisante et scandaleuse. Ils sont en train de rouler le peuple du Zimbabwe», a assuré ce porte-parole à l'AFP.

Il a également estimé que seule la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui a mandaté M. Mbeki comme médiateur, était en mesure de résoudre l'»impasse» dans les négociations.

Selon une liste publiée samedi par le journal d'Etat «The Herald», l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) obtiendrait 14 ministères, dont les plus disputés de l'Intérieur et de la Défense. Elle aurait également les Affaires étrangères, la Justice et la Communication.

Le parti de l'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai, obtiendrait 13 portefeuilles dont ceux des Affaires constitutionnelles et parlementaires, de la Planification économique et du Travail.

Les Finances pas encore allouées

Selon la même liste, la faction dissidente du MDC, menée par Arthur Mutambara, aurait en charge trois ministères: l'Education, la Coopération internationale et l'Intégration régionale ainsi que l'Industrie et le Commerce.

Le président Mugabe n'a pas alloué le ministère très disputé des Finances, a souligné «The Herald», assurant que le médiateur sud- africain Thabo Mbeki était attendu à Harare la semaine prochaine pour régler cette question.

Le parti au pouvoir et l'opposition ont signé le 15 septembre un accord historique de partage du pouvoir. Mais, près d'un mois plus tard, ils n'ont pas réussi à s'entendre sur l'attribution des principaux portefeuilles dans leur gouvernement d'union et ont de nouveau fait appel vendredi à Thabo Mbeki, l'ex-président sud- africain, pour débloquer la situation.

(ats)

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